Résumé

P. Brisset Critique historique. — Les Révolutions d’Italie

Ce triomphe pontifical est, suivant M. Ferrari, celui de la fédération et de la liberté italiennes. Je ne lui demanderai pas où est alors la fédération, où est surtout la liberté. J’aime mieux montrer avec lui l’inanité d’une victoire qui réduit le pape à créer un empereur, à le nommer duc et patrice de Rome, à battre monnaie à son effigie : le dualisme renaît ainsi du fait même qui semblait l’anéantir. L’Italie a deux chefs : l’un, toujours en armes, réside au loin dans le nord ; l’autre, désarmé et présent, n’aura de force qu’autant que l’Italie voudra s’associer à ses projets.
Source : Wikisource

P. Brisset Critique historique. — Les Révolutions d’Italie

Rien n’est plus clair, plus vrai, plus satisfaisant pour l’esprit. Ce qui l’est moins, c’est l’histoire des communes italiennes. Pour se diriger dans ce chaos, M. Ferrari se voit obligé de nier ce qui a été le plus universellement affirmé jusqu’à ce jour ; il nie donc que l’Italie combattît alors pour l’affranchissement du sol et l’expulsion des empereurs. Contre la tyrannie odieuse des rois indigènes, elle appelait en effet le défenseur dont l’éloignement lui rendait la domination plus supportable, ou bien elle aimait dans le pape un chef à qui la conquête était impossible.
Source : Wikisource

P. Brisset Critique historique. — Les Révolutions d’Italie

Ainsi l’Allemagne a la diète, l’Angleterre le parlement, la France le pouvoir absolu, la Russie le schisme, l’Italie la lutte éternelle du pape et de l’empereur. Je ne veux pas montrer tout ce qu’il y a de contestable dans ces réductions à l’unité ; quelques mois avant l’éclat de Luther, on eût pu dire que le catholicisme était la loi de l’Allemagne. Je rappellerai seulement qu’on ne peut condamner un peuple, comme un homme, à une fixité invariable, sans aboutir au fatalisme.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature