Résumé

Jacques Vincent Ce que Femme veut, par Jacques Vincent… (1888)

Tiomane passait des heures à la consoler, comme une enfant, la câlinant, la grondant tour à tour, sans cesse occupéed'elle. D'autrepart,Maritza, très-exaltée, s'abandonnait à des crises d'emportement, presque de fureur. Elle raillait amèrement la retraite de celui qui l'avait courtisée, riche ; elle étalait sa honte de délaissée, plus touchée, à la vérité, dans son orgueil que dans son cœur.
— Bah ! lui répétait Tiomane, avec son accent
ferme de protectrice vaillante, n'est-ce pas, au moins, un bonheur pour toi d'avoir échappé à un pareil mariage?
Source : Gallica

Jacques Vincent Ce que Femme veut, par Jacques Vincent… (1888)

Comment Tiomane nommerait-elle madame de Sorgues? L'institutrice, tout en enroulant câlinement sur ses doigts les jolies boucles de Maritza, insinua que « Madame » était la seule appellation qui convenait.
— Vous, mademoiselle, vous avez toujours des idées à la vinaigrette! s'écria Guillaume; pourquoi pas maman, comme nous... puisque tu la prends pour ta fille, n'est-ce pas, maman?
Madame de Sorgues trancha le différend. — Tu m'appelleras marraine, Tiomane, quoique je te conserve ton nom barbare... il te va... et il m'amuse...
Source : Gallica

Jacques Vincent Ce que Femme veut, par Jacques Vincent… (1888)

Soudain, elle reconnut la voix de Guillaume.
— Eh! l'ânière, comment ça va? Prestement il dégringola l'escalier et bondit jusqu'à la carriole. Elle eut beau se défendre, cette fois encore; il l'emmena au chalet, où tout le monde la réclamait.
La première personne qu'elle distingua fut la jolie Maritza qui avait remis un de ses élégants costumes tout blancs. Comme la veille, ses beaux cheveux mélangés d'or tombaient bouclés sur ses épaules, attachés par un gros nœud de satin. Et,
comme la veille aussi, l'ânière la contemplait, ressaisie de sa même impression d'admiration craintive.
Source : Gallica

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