Camille Étiévant, La débâcle (1884)
“ Les sourds grondements du canon leur inspiraient à tous un grand espoir : ils se disaient que les Allemands, de crainte d'être attaqués, délaisseraient leur poste. Pour le docteur Claude, le bruit du canon était comme l'avertissement de la venue prochaine des soldats français. — En avant ! En avant ! répétait-il sans cesse. Il fut fort étonné de trouver ouvertes les portes de la maison Raynol. Il appela. Personne ne répondit. Il alla de chambre en chambre : il régnait partout un silence de mort. — Pierre - Jean ! Frédéric ! Claudie ! Lucie ! s 'écriait-il, saisi par d'indicibles angoisses. ”
