Antiscorbutique

Définition et enjeux

Jules Clément La santé ou la médecine populaire… (1858)

PROPRIÉTÉS, USAGES. Cette plante, dit Bossu, est évidemment excitante ; c'est, après le raifort, l'antiscorbutique le plus puissant; elle convient, en infusion, dans la cachexie, les affections scrofuleuses; dans les catarrhes pulmonaires avec sécrétion abondante des bronches, l'asthme, les maladies chroniques de la peau.
Cazin recommande le mélange à partie égale de jus de cochléaria, de trèfle d'eau, de cresson dans les affections scorbutiques arrivées même au plus haut degré et caractérisées par l'altération du sang.
Source : Gallica

Ladislas-Xavier Gorecki Dictionnaire élémentaire de médecine (1877)

On a attribué à. beaucoup de substances la propriété antiscorbutique, sans preuves bien suffisantes. Les véritables antiscorbutiques sont les fruits acides,
citrons, oranges, groseilles, cerises aigres, etc.; ce sont surtout une alimentation variée, abondante, des viandes fraîches, des végétaux, des farineux et tous les moyens prescrits par l'hygiène. On fait le sirop antiscorbutique avec le cochléaria, le trèfle d'eau, le cresson, le raifort, les oranges amères, la cannelle, le vin blanc et le sucre.
Source : Gallica

Ange-Marie Thore Études sur les maladies incidentes des aliénés (1847)

Il travaille depuis lors avec la plus grande régularité ; quoiqu'il soit encore un peu taciturne, il répond bien aux questions qu'on lui fait et adresse la parole à ses compagnons. Le scorbut se manifeste aux deux jambes; rougeur violacée et érysipélateuse ; empâtement douloureux. Le malade est devenu d'une grande docilité ; il refuse un jour de prendre du vin antiscorbutique : quelques réprimandes faites avec douceur suffisent pour l'y décider. Son état de stupeur a presque entièrement disparu; plus de roideur dans les mouvements. Encore du ptyalisme , quoiqu'à un degré moindre.
Source : Gallica

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