Résumé

E. Lanthois Nouvelle théorie raisonnée sur les maladies vénériennes… (1822)

La gonorrhée peut donc devenir vérole ; elle peut devenir telle sans transformation , sans addition de quelque autre virus, par son acrimonie seule. La vérole n'est donc que la blénorrhée adulte ; il y a donc identité.
Dans la gonorrhée, dit le savant médecin, le canal de l'urètre n'est pas ulcéré , il n'est qu'écorché : belle raison ! comme si un ulcère ne pouvait commencer par une écorchure ! comme si un ulcère commençant devait paraître aussi profondément creusé qu'un ulcère vieilli !
Source : Gallica

E. Lanthois Nouvelle théorie raisonnée sur les maladies vénériennes… (1822)

Tel n'est pas toujours le procédé de nos docteurs ; on les voit prodiguer à des tempéramens de cette sorte les frictions au tiers ou à moitié; la liqueur de Van Svyeten ; tout ce qui attaque directement le principe du mal, mais aussi qui attaque le principe de vie quand la diète rigoureuse fait la base du traitement. On dirait que la nature est à leurs ordres pour réparer tous leurs dégâts, et qu'ils n'ont qu'à puiser à pleines mains dans un trésor; comme s'il était inépuisable. Mais il n'est pas d'abus impuni, et pour si grande qu'elle soit, chaque force a ses limites
Source : Gallica

E. Lanthois Nouvelle théorie raisonnée sur les maladies vénériennes… (1822)

L'invasion est universelle, l'économie entière est altérée ; le virus entre dans la masse des liquides, circulé avec eux et se disperse partout .Les os même prennent part à ce grand travail de la machine, ils se tuméfient, se dissolvent, se décomposent, et l'ennemi dévore jusqu'à leur substance.
Dans ce combat inégal, mais atroce, du virus contre toutes les forces vitales , nul auxiliaire plus puissant que le mercure ; lui seul peut se glisser et pénétrer les profondeurs où le virus a pénétré, le suivre dans les voies qu'il a obstruées.
Source : Gallica

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