Résumé

Michel V Georgesco Du Scorbut, épidémie observée pendant le siège de Paris (1872)

Le scorbut n'a pas une marche déterminée, il va en s'aggravant si l'art n'intervient pas ; en effet l'hygiène a une influence puissante pour enrayer la maladie et empêcher son développement complet. Car toutes les fois que l'art intervenait, on voyait que les phénomènes, au lieu d'acquérir leur plein
développement, diminuaient beaucoup sous l'influence d'un traitement bien dirigé, parmi les cas qui nous venaient du dehors. Nous avons constaté que dès que le traitement était institué, la maladie était enrayée dans sa marche et que jamais elle n'a pas atteint son maximum de développement.
Source : Gallica

Michel V Georgesco Du Scorbut, épidémie observée pendant le siège de Paris (1872)

Le mot scorbut dérive du danois, Scorbeet, ou du vieux hollandais, Scorbeck (déchirure, ulcère de la bouche) ; ou peut-être encore du saxon, Schor.berck (déchirure du ventre) . C'est une affection générale non fébrile déterminée par une modification profonde de toute l'économie, se manifestant à l'extérieur par un affaiblissement notable de l'énergie musculaire, des hémorrhagies multiples débutant presque toujours par les membres inférieurs, et s'accompagnant fréquemment mais non toujours d'une altération plus ou moins prononcée des gencives.
Source : Gallica

Michel V Georgesco Du Scorbut, épidémie observée pendant le siège de Paris (1872)

Nous l'avons vu quelque temps après dans un rétablissement tel, qu'il était difficile de croire qu'il a été malade du scorbut, une maladie débilitante par excellence ; aussi sa maladie dura près de deux mois : la cause se rattache toujours à l'usage prolongé de viandes salées et la privation de végétaux frais; la fatigue était évidemment pour quelque chose, car les causes quelles qu'elles soient agissent plus efficacement sur un organisme affaibli.
Source : Gallica

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