M. Paul Gruyer

Résumé

M. Paul Gruyer Le Tour du monde

Mais les bourgeois de Montpellier et de Clermont-l’Hérault ont cassé tant de morceaux de stalactites pour en orner leur jardin ou leur commode, que c’est une pitié de voir le massacre de ces merveilleuses sculptures de la nature : la résine de leurs torches, la suie des fagots qu’ils ont fait flamber ont noirci ce qui reste. La première salle dans laquelle on entre est curieuse d’éclairage, vue à contre-lumière, avec son ouverture sur l’azur du ciel, et les ombres que, dans ce filet de clarté, quelques fûts de stalagmites dessinent sur le sol.
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M. Paul Gruyer Le Tour du monde

Par un temps calme, et à mer étale, vous y naviguerez comme sur un fleuve paisible qui vous fera seulement, si vous n’y prenez garde, dangereusement dévier de votre route ; mais lorsque la lutte s’y engage avec la marée qui remonte, avec le vent de tempête qui pousse dans un sens ou dans l’autre, alors ce sont des heurts inouïs ; des abîmes se creusent, des montagnes liquides aux crêtes pointues se dressent sur le ciel, tellement hautes que, si le navire ne ralentissait point de vitesse, il entrerait dedans et s’y engloutirait.
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M. Paul Gruyer Le Tour du monde

LE CIMETIÈRE D’OUESSANT. PHOTOGRAPHIE DE L’AUTEUR. C’est ici que, régulièrement, on doit aborder ; mais le vent ne le permet pas toujours, car, sous peine d’être jeté à la côte, le bateau ne peut approcher de terre que du côté opposé à celui où il souffle. Si le vent est Sud, on abordera donc au nord de l’île ; de même, et réciproquement, s’il est Nord, Est, ou Ouest. À cet usage il y a, comme nous le disions tout à l’heure, quelques petits mouillages un peu abrités dans des creux de la falaise où, tant bien que mal, on arrive en canot et d’où l’on se hisse à terre comme l’on peut.
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