Léon Leroy de La Brière

Résumé

Léon Leroy de La Brière Mme de Sévigné en Bretagne (1882)

La duchesse était pour la figure extérieure un soldat aux gardes, et même un peu suisse, habillé en femme; elle en avait le ton et la voix et des mots du bas peuple ; beaucoup de dignité; beaucoup d'amis, une politesse choisie, un sens et un désir d'obliger qui tenaient lieu d'esprit, sans jamais rien de déplacé; une grande vertu, une libéralité naturelle et noble, avec beaucoup de magnificence, et tout le maintien, les façons, l'état et la réalité d'une fort grande dame, en quelque lieu qu'elle se trouvât; comme M. de Chaulnes l'avait, de même, d'un fort grand seigneur.
Source : Gallica

Léon Leroy de La Brière Mme de Sévigné en Bretagne (1882)

Nous verrons, à Rennes et à Vitré, la magnificence des festins donnés par M. de Chaulnes, magnificence qui était probablement autant dans ses goûts que dans les nécessités de sa haute condition, car il la porte à Paris dans son bel hôtel de la place Royale : « Il n'y a rien de pareil aux bons et somptueux dîners de l'hôtel de Chaulnes, à la beauté du grand appartement qui augmente tous les jours et au bon air des feux qui sont dans toutes les cheminées; il n'y a plus, en vérité, que cette maison qui représente la maison d'un seigneur. »
Source : Gallica

Léon Leroy de La Brière Mme de Sévigné en Bretagne (1882)

Assurément, Mme de Sévigné, dont la verve est si prompte et le rire si facile, n'a pas ménagé le sel et la malice dans ses divers jugements sur la Bretagne et sur les Bretons; mais ce serait à tort qu'on voudrait trouver, chez elle, un parti pris de dénigrement ou de dédain. Personne ne saurait s'offenser de ses comiques médisances après la louange qu'on va lire et qui, malgré sa forme familière, est assurément la plus haute et la plus enviable. « Je trouve des âmes plus droites que des lignes aimant la vertu, comme naturellement les chevaux trottent. »
Source : Gallica

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