Charles-M. Widor

Résumé

Charles-M. Widor Revue des Deux Mondes

Quand la colonne d’air enfermée dans Notre-Dame se met à vibrer sous l’effort de cinq ou six cents voix chantant à pleins poumons, il n’y a plus deux arts distincts, mais une seule et unique expression du génie de l’homme : architecture et musique se confondent et la nef véritable se transforme en un colossal Tuba dans lequel moutonne le flot sonore. Et alors nul plus que ce gigantesque instrument ne semble digne d’entonner les mélopées, dont Gevaert nous a conté l’histoire, ces Te Deum, ces Lauda Sion, immortelles actions de grâces improvisées après la victoire, il y a plus de deux mille ans.
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Charles-M. Widor Revue des Deux Mondes

« Toute corde coupée en deux parties égales donne l’octave supérieure ; de même une flûte forée en son milieu. »
« La quinte grave d’un son donné s’obtient en prenant une fois et demie la longueur du corps sonore ; la quarte, une fois et un tiers. »
« Ouvrez un de nos traités modernes d’acoustique, d’harmonie ou d’orchestration, vous y verrez ces questions expliquées et commentées comme le faisait Aristote à ses disciples, il y a plus de deux mille ans. » Citons encore :
« On a plus de plaisir à écouter une mélodie déjà entendue qu’une cantilène nouvelle. »
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Charles-M. Widor Revue des Deux Mondes

« Pourquoi la plupart des chanteurs, lorsqu’ils faussent, détonnent-ils dans la direction de l’aigu ? »
« Pourquoi l’octave est-elle la plus belle des consonances ? Pourquoi se chante-t-elle en série continue, ce qui ne se fait pour aucune autre consonance ? »
« Pourquoi la quinte et la quarte ne se chantent-elles pas en série continue ? »
« Pourquoi l’octave paraît-elle un simple unisson quand les enfans et les femmes mêlent leurs voix au chœur des hommes ? Pourquoi même illusion entre deux flûtes jouant à l’octave ? »
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