Résumé

Philippe Louis Mercadier L'harmonie vulgarisée : méthode nouvelle et raisonnée pour apprendre l'origine et l'emploi de tous les accords… (1861)

Ce grand nombre d'éléments harmoniques, attribués au mode mineur, a fait croire à quelques théoriciens que son harmonie est plus riche que celle du mode majeur. Nous aurons l'occasion de montrer que c'est là une erreur, et l'on verra que le mode majeur conserve toujours la supériorité qu'il doit à son origine directement accusée par la résonnance de la corde sonore; tandis que le mode mineur, créé par l'art, n'est, au point de vue
de la musique moderne, que le résultat d'une combinaison particulière des notes de la gamme majeure.
Source : Gallica

Philippe Louis Mercadier L'harmonie vulgarisée : méthode nouvelle et raisonnée pour apprendre l'origine et l'emploi de tous les accords… (1861)

Non seulement la note sensible est toute faite quand on module dans les tons descendants par quinte juste, mais tous les musiciens savent que l'abaissement d'une note par le bémol produit à l'oreille un effet plus doux que l'élévation par le dièse, et cela parce que la voix humaine éprouve moins de peine à descendre qu'à monter. C'est pourquoi le passage du majeur au mineur de même base semble plus naturel que le changement contraire, ce qui explique qu'on fasse un plus grand usage de la première de ces mutations.
Source : Gallica

Philippe Louis Mercadier L'harmonie vulgarisée : méthode nouvelle et raisonnée pour apprendre l'origine et l'emploi de tous les accords… (1861)

Après le repos si satisfaisant que l'on éprouve sur la tonique, celui qui est le plus marqué se fait sur la dominante. Ce sentiment, que la mélodie et l'harmonie provoquent de la même manière, a pour cause la place que la dominante occupe vers le milieu de l'échelle diatonique et vient aussi de ce que
cette note, commune aux deux accords principaux du ton, (celui de tonique et celui de dominante) est, parmi toutes les autres, celle qui apparaît le plus souvent, soit dans la mélodie, soit dans l'harmonie; et l'on sait que, pour ce motif, on la nomme la dominante.
Source : Gallica

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