Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1867

L’avantage pour la France de la politique sage et juste en Orient, c’est de nous ouvrir la voie la plus naturelle et la plus digne à l’alliance de l’Angleterre. Le flegme britannique se révèle en ce moment à l’égard de la Turquie sous une forme plaisante. La reine d’Angleterre a trois jarretières à donner : elle en destine une à l’empereur d’Autriche, et, sans admettre de différence entre un prince orthodoxe et un prince musulman elle réserve les deux autres au tsar, vicaire temporel du Christ, et au sultan, commandeur des croyans.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1867

Des conseils amicaux et désintéressés de la France et de l’Angleterre auront toujours à Constantinople une influence plus efficace en faveur des populations chrétiennes que des menées insidieuses et des vues égoïstes comme celles de la Russie. Il faut se garder surtout de mêler à la question d’Orient des préventions religieuses. Ce n’est point le musulmanisme qui a fait les maux des chrétiens d’Orient ; c’est bien plutôt l’affreuse décomposition produite par l’état religieux, politique et moral qu’on appelle le byzantinisme.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1867

Il faut assurément veiller sans cesse à l’amélioration du sort des populations chrétiennes ; mais il ne faut point prêter les mains à une dislocation violente de l’empire ottoman. La politique de la Russie envers la Turquie a des amertumes, des sévérités, une habitude de tracasseries incessantes à laquelle la France ne doit point s’associer. On empêche le progrès en Turquie en fomentant le mécontentement des populations chrétiennes, en affaiblissant la Porte par des pressions impérieuses et humiliantes.
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