Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1856

L’Angleterre, qui ne laisse pas dormir l’Autriche en Italie, s’entend à merveille avec elle dans les principautés pour vexer la Russie. La Russie, qui professe sur les affaires d’Italie les mêmes principes que le cabinet de Vienne, rabroue l’Autriche à Moscou, et celle-ci reprend sa revanche à l’embouchure du Danube. La France, plus indulgente et plus courtoise que ses alliés envers la Russie, est récompensée par la circulaire du prince Gortchakof ; elle n’en va pas moins à Naples, avec l’Angleterre, qui paraît lui préférer une autre compagnie en Moldo-Valachie.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1856

Le général O’Donnell a pu être quelquefois d’un avis différent ; il a fini toujours par se ranger aux opinions de M. Rios-Rosas, qui a pour lui l’autorité du talent, l’appui de la reine, le concours de tous les hommes modérés. Dès le premier instant le ministre de l’intérieur a dit le mot de sa politique : ni révolution ni réaction. C’est dans cette voie que l’Espagne doit marcher, et tout indique que la reine est décidée à seconder ceux de ses ministres qui ont la ferme pensée de rasseoir la monarchie sur ses véritables bases, celles d’un ordre régulier et d’une liberté modérée.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1856

Si une puissance en Europe est intéressée à modérer les conseils du roi de Naples, c’est bien l’Autriche ; si une puissance doit avoir du crédit sur ce souverain, c’est encore l’Autriche ; si une puissance enfin parait propre à ménager entre les cabinets occidentaux et le gouvernement napolitain une réconciliation acceptable pour les deux parties, c’est toujours et par excellence l’Autriche.
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