Résumé

Cornelis de Witt  La Société française au XVIIIe siècle

Sachons le voir et osons le dire : le défaut de principes a été l’une des plaies de notre pays au moment de la révolution. Le défaut de principes, le défaut d’expérience, le défaut de respect pour l’autorité royale et pour la foi chrétienne, c’est par là qu’ont le plus péché les révolutionnaires français. Leur excuse, c’est l’éducation qu’ils avaient reçue, c’est la vie qu’ils avaient menée, ce sont les sentimens anti-religieux et anti-monarchiques que leur avait transmis la génération qui sous Louis XV s’était détachée de l’église et du roi.
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Cornelis de Witt  La Société française au XVIIIe siècle

Le sens moral, surtout en matière d’argent, lui paraissait aussi beaucoup plus grossier qu’en France. « L’argent est ici souverainement estimé, l’honneur et la vertu peu. » Il trouvait les femmes guindées, les hommes gauches, insociables, égoïstes, durs et cupides, — le peuple ivrogne et voleur, les ministres uniquement préoccupés de vaincre leurs adversaires dans la chambre basse et fort indifférens au bien public, — la nation vénale : « les Anglais ne sont plus dignes de la liberté ; ils la vendent au roi, et si le roi la leur redonnait, ils la lui revendraient encore. »
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Cornelis de Witt  La Société française au XVIIIe siècle

L’histoire nous apprend que le régime arbitraire ne mène les peuples à la liberté qu’en passant par la révolution, et que le régime constitutionnel pratiqué sincèrement peut être pour une dynastie nouvelle un moyen de se faire accepter. Pendant qu’au XVIIIe siècle, sous la tutelle absolue de ses rois, la France marchait à l’anarchie et à la république, en Angleterre, des princes étrangers à la nation y rétablissaient le bon ordre et y fondaient un trône sous le contrôle jaloux d’un peuple qui ne les aimait pas.
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