Mme Marie Dronsart

Résumé

Mme Marie Dronsart Revue des Deux Mondes

Cette humeur égale et douce n’abandonnait jamais le duc ; il était si parfaitement maître de lui en toute circonstance, que la duchesse fut, dit-elle, très étonnée de le voir jeter au feu la lettre dans laquelle la reine, lors de sa disgrâce, lui envoya sa démission. Surpris à cheval, un soir, par une pluie d’orage, il appela son groom et lui demanda son manteau ; les courroies étaient mal nouées, le manteau n’arrivait pas et le duc appela une seconde fois ; le groom répondit d’un ton bourru : « Quand il tomberait des hallebardes, mylord, il faut que vous attendiez que j’aie fini. »
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Mme Marie Dronsart Revue des Deux Mondes

La nation craignait pour ses libertés, pour sa foi ; on sentait venir l’orage, lorsque Jacques II monta sur le trône, en 1685.
Fidèle à son amitié pour Churchill, il l’envoya en France annoncer son avènement à Louis XIV, puis, au retour, le fit brigadier-général de l’armée anglaise. Pendant ce temps, la jeune femme, tout en menant la vie monotone et vide de la cour, où nous savons par elle-même que l’on passait une grande partie de la journée à la table de jeu, sans jamais ouvrir un livre, observait hommes et choses, et voyait venir les événemens avec inquiétude.
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Mme Marie Dronsart Revue des Deux Mondes

Sa fille aînée, lady Godolphin, devenue duchesse de Marlborough à la mort de son père, s’éloigna d’elle pendant longtemps et ne fut réconciliée que par une douleur commune, la mort du jeune lord Godolphin, que sa grand’mère aimait tendrement ; car elle avait un cœur, malgré tous ses défauts de caractère, cette altière duchesse, et une fatalité douloureuse voulut que la mort lui ravît presque tous ceux de sa famille qu’elle préférait.
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