Résumé

Portrait de Alfred Jarry Alfred Jarry Les jours et les nuits

Consul romanus ! adorait Quincey ; cerveaux, pourpres et laticlaves ! Valens reste beau comme le debout de la toge imperatoire ; ses boucles déroulent leurs ressorts comme des serpents nocturnes ; et le képi rejeté dans la boue, sa face luit de l’or pâle d’un soleil électrique ou d’une foudre ronde.
Sengle et Valens luttèrent à main plate comme on palpe une statue d’Antinoüs ; et Sengle, pour avoir soutenu le choc de l’ombre du héros, se préparait obscurément, glissant la boucle des cheveux de Valens comme un suffisant levier sous les rochers de leur caverne, à la déconfite des malandrins.
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Portrait de Alfred Jarry Alfred Jarry Les jours et les nuits

Sengle entendit des bouts de phrases et reconstitua leurs plaintes :
« Nous ne trouverons jamais l’hôpital. Voilà trois fois que nous avons fait tout le tour de la ville. L’hôpital s’est écroulé. Comme l’année dernière, où le major ne retrouva plus que les murs à la visite du soir, sa négligence n’ayant prévenu le génie. La toiture croula sur les typhoïdiques, qu’on évacua dans les corridors d’un hospice d’accoucheuses. C’est si vrai qu’un malade en recouvra la santé. Les hôpitaux s’écroulent-ils donc tous les ans, dans cette ville, par l’incurie des majors ? »
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Portrait de Alfred Jarry Alfred Jarry Les jours et les nuits

On a dépassé les Bruges où les trains s’arrêtent dans des cathédrales et où les maisons des petites rues s’habillent en singe mourant ou cuisse de nymphe émue ; où sur la place buveuse de bière, une petite bonne femme vend des chandeliers en terre verte. La nuit est tout à fait sortie de la mer, et les vagues allument en large de grandes scies de phosphore smaragdin. Le train roule le long des plages où les seuls arbres sont les mâts des dominicaux tireurs d’arc...
Sengle passa Halluin et Menin et ne s’éveilla qu’au premier gendarme belge.
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