Chaufferette

Définition et enjeux

Anne-François-Joachim Fréville,  Manuel des frileux, ou Moyens simples de se chauffer parfaitement sans fumée… (1813)

“ L'Encyclopédie définit ainsi le petit foyer dont il est question : « la chaufferette est un coffret de bois garni de tôle et percé de tous côtés, pour que la chaleur d'une petite poële de feu que l'on y met puisse pénétrer. »
Dans les foyers des anciens, je n'ai rien vu qui fût relatif a celui-ci, dans le sens que nous lui donnons. Je doute même que l'on ail fait usage de chaufferettes dans des
temps postérieurs, pour se chauffer les pieds.
”
Source : Gallica

Jean Baptiste Debourge,  Le livre d'or des enfants, ou Causeries maternelles et scolaires sur l'hygiène (1865)

“ La chaufferette sur laquelle les femmes posent leurs pieds, a moins d'inconvénients que la pinte, le coitvet, qu'elles plaçaient sous leurs jupes, mais la vapeur du charbon est toujours là encore, qui a ses dangers. La chaufferette à eau bouillante devrait être constamment préférée; son usage, bien sûr, se généralisera.
La cheminée est un moyen, de chauffage très salubre et très agréable ; c'est un excellent système de ventilation, et rien ne favorise le renouvellement de l'air d'une pièce d'habitation comme un bon feu.
”
Source : Gallica

A. Privat d'Anglemont,  Paris Anecdote (1860)

“ C'est là le mobile qui a
fait agir notre inventeur, l'étoile qui l'a conduit à la découverte.
Les dames des halles et marchés, qui restent toute une journée exposées à l'intempérie des saisons, se servent toutes, pendant sept mois de l'année, de chaufferettes en bois doublées de tole et de ces horribles petits pots en grès qu'on nomme ; des gueux. Elles les posent sur leurs genoux pour se réchauffer les doigts. Ces dames faisaient faire leur chaufferette et leur gueux chaque matin, et souvent deux fois par jour, chez les charbonniers voisins.
”
Source : Gallica

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