Edmond Pilon

Élements biographiques

Edmond Pilon,  Revue des Deux Mondes

“ Cette vision singulière avait toujours poursuivi, depuis, le poète dans ses rêveries, et même, quelques années avant ce fait rapporté par Williams, Shelley avait eu déjà cette pensée d’un enfant apparu sur la mer. C’est dans le doux et plaintif poème qu’il adressa, en 1817, au pauvre petit William Shelley, mort depuis, et qu’il avait eu de sa femme Mary : « Les vagues sautent autour de la grève : la barque est faible et fragile ; la mer est noire, et les nuages qui l’enchaînent sèment de sombres rafales. Viens avec moi, délicieux enfant, viens avec moi ! » ”
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Edmond Pilon,  Revue des Deux Mondes

“ Le futur duc de la Rochefoucauld, encore prince de Marsillac, avait vu M. de Castelnau, en 1646, combattre devant Mardick et se porter avec tant d’intrépidité à l’endroit le plus dangereux que c’est sans doute à lui, autant qu’à l’Achille d’Homère ou au Roland de l’Arioste qu’il a pensé longtemps après, en écrivant sur cette vertu des héros. C’est, dit en effet le moraliste des Maximes, par l’intrépidité que « les héros se maintiennent en un état paisible et conservent l’usage libre de leur raison dans les accidents les plus surprenants ou les plus terribles. » ”
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Edmond Pilon,  Revue des Deux Mondes

“ Le Collège ! ce bon vieux collège provincial, qu’entourent, comme autant de châteaux du silence, les bâtiments de l’ancien évêché, du couvent du Carmel et du Muséum, nous n’avions, depuis notre arrivée à La Rochelle, cessé de penser à lui comme au témoin le plus vivant, le plus fidèle gardien, — avec le logis de Saint-Maurice, — de la mémoire de ces jeunes années durant lesquelles, selon sa propre expression, Dominique fut « un collégien de seconde, c’est-à-dire un peu moins qu’un homme, mais beaucoup plus qu’un enfant. » ”
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