Jules Janin,
La religieuse de Toulouse. Tome 1
(1850-1852)
“ L'Office de l'abbesse, c'est d'être la plus tendre des mères; sa bénédiction est inépuisable comme son indulgence; elle est la charité même, elle est la prudence, elle est la pitié! Elle répond sur son âme de toutes les âmes confiées à sa garde; elle est en plein sacerdoce, c'est-à-dire en pleine terreur sur elle-même, et rien n'égale son dévouement, sinon sa profonde et complète abnégation. Au contraire, aussitôt qu'il s'agit de ses privilèges, la supérieure de l'Enfance, jusque-là si prodigue en câlineries et en aménités de tout genre, s'entoure de précautions incroyables. ”
