Résumé

Eugène Tisserand Étude sur la première moitié du XVIIe siècle… (1870)

Pour la mort du père du grand Condé, en 1646, il adresse de touchantes condoléances à sa femme, à Mme de Longueville et à M. le prince de Conti : « Je le pleure pour l'amour de l'Église, pour l'amour de vous, pour moi-même. Il m'avait fait l'honneur de m'aimer. La religion perd un grand appui, l'Etat un grand prince, et Votre Altesse un prince accompli. Tous ceux qui aiment l'Eglise le doivent regretter. On peut l'appeler un évêque en dehors du corps ecclésiastique comme Constantin-le-Grand s'appelait lui-même. Tous ceux, au milieu desquels il a vécu, ne peuvent que le pleurer amèrement. »
Source : Gallica

Eugène Tisserand Étude sur la première moitié du XVIIe siècle… (1870)

Et aujourd'hui que de Cannes à Menton, ces sites enchanteurs et. inondés de soleil, sont couverts de villas et de riches étrangers, n'aimerons-nous pas à entendre l'évêque de Grasse et de Vence, célébrer, il y a deux siècles, ce délicieux séjour : J'habite des rochers, mais que d'heureux destins Ont partout parfumé de roses de jasmins.
Du pied jusqu'au sommet, des arbres les tapissent ; Les riches orangers dans les plaines fleurissent; L'émeraude en leur feuille étale sa couleur ; Sur le fruit brille l'or, et l'argent sur la fleur.
Source : Gallica

Eugène Tisserand Étude sur la première moitié du XVIIe siècle… (1870)

Qui méprisent l'objet dont ils firent le tableau, Et qui, selon le prix, conduisent le pinceau.
Pour moi, je ne crains point que jamais tu m'accuses D'avoir prostitué les faveurs de mes Muses, Ni qu'un jour mes neveux reprochent à mes vers D'avoir de faux crayons abusé l'univers.
L'âme poétique de Godeau se plaît dans les montagnes de Grasse et de Vence. Elle y trouve, en outre, le calme si nécessaire à ses études favorites. — L'évêque se montre fidèle à celle qu'il a prise pour épouse.
Source : Gallica

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