François-Joseph Lafuite

Résumé

François-Joseph Lafuite Histoire de Bossuet : évêque de Meaux… (1867)

Loin d'être aigri par une opposition si indécente, Bossuet ne montra jamais plus de calme et de sérénité. Ses sages remontrances, sa bonté, sa douceur ramenèrent toutes les religieuses à l'ordre, à l'amour du devoir, à l'union, à la concorde. Mais Henriette de Lorraine, voyant qu'elle ne pouvait triompher de la fermeté d'un prélat si peu disposé à tolérer la moindre irrégularité, fit négocier à la cour sa démission de l'abbaye de Jouarre, en faveur de sa cousine germaine, Anne-Marguerite de Rohan-Soubise, et elle se retira à l'abbaye de Port-Royal de Paris.
Source : Gallica

François-Joseph Lafuite Histoire de Bossuet : évêque de Meaux… (1867)

Mais on voit, par la lettre qu'il écrivit pour annoncer cette mort à son neveu , qui était encore à Rome, combien la religion avait d'empire sur cette grande âme, et avec quelle soumission à la volonté de Dieu elle savait se résigner aux plus durs sacrifices, a Dieu est le maître, lui dit-il, baissons la tête et humilions-nous. C'est lui qui frappe, c'est lui qui console. Vous êtes seul, et ce nous serait une espèce de consolation mutuelle de pleurer ensemble le plus honnête homme, le plus ferme, le plus tendre qui fût jamais.
Source : Gallica

François-Joseph Lafuite Histoire de Bossuet : évêque de Meaux… (1867)

L'aigle de Meaux foudroie l'hérésie, proclame le triomphe de la mort, dévoile le néant de toutes les grandeurs, montre tous les hommes et tous les événements dans la main de la Providence. La riante imagination du cygne de Cambrai embellit de ses charmes les matières les plus abstraites, trouve le chemin du cœur quand on croit qu'il ne s'adresse qu'à l'esprit, déguise les austères leçons de la sagesse sous d'agréables fictions, et enseigne le grand art de régner dans des récits enchanteurs.
Source : Gallica

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