Jean-Joseph-François Poujoulat

Jean-Joseph-François Poujoulat

Résumé

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Vie de Monseigneur Sibour : archevêque de Paris… (1863)

L'Archevêque avait le coeur déchiré; des ruisseaux de larmes s'échappaient de ses yeux ; mais chaque fois qu'il entrait dans cette chambre où il semblait que les heures d'un ami fussent comptées, chaque fois qu'il paraissait devant ce lit où tout était muet, sauf le regard, on ne voyait plus l'homme avec le désespoir d'une âme brisée, on ne voyait plus que le pontife avec la fermeté du sentiment chrétien; refoulant ses angoisses, il exhortait le malade tant aimé à unir ses douleurs aux douleurs du divin Crucifié, et à faire, si Dieu le voulait, le sacrifice de sa vie.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Vie de Monseigneur Sibour : archevêque de Paris… (1863)

Les révolutions qui enflent le coeur de l'homme lui persuadent qu'il s'affranchira de tout joug, de toute règle, de toute loi, mais parmi les lois auxquelles il n'échappera pas, quelque terrible effort qu'il fasse, il en est une, celle du trépas, qu'il sera toujours utile de lui rappeler. Plus d'un sermon de l'abbé Auguste Sibour resta dans le souvenir de son auditoire d'Aix ; on garda surtout une impression profonde d'un sermon sur la mort où la beauté du langage se mêlait aux accents touchants du prédicateur.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Vie de Monseigneur Sibour : archevêque de Paris… (1863)

Les sociétés européennes doivent tout au christianisme; la propagation de sa doctrine n'est que l'histoire de l'affranchissement successif des nations et de la mise en liberté des peuples; la religion n'a pas enfanté la liberté par une action impétueuse, violente, mais par une action mesurée, calmé, douce comme celle de la Providence (1) . La France, dans les développements de sa civilisation et de sa force, offre surtout le spectacle d'une nation qui naît du souffle chrétien. Nos rois, fils aînés de l'Eglise, ont été les instruments de cette grandeur.
Source : Gallica

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