Aristide de Gondrecourt

Élements biographiques

Portrait de Aristide de Gondrecourt Aristide de Gondrecourt,  Médine, par A. de Gondrecourt (1845)

“ Non, sa passion pour la mauresse est dans toute sa fureur;.. Mais... Aïcha est si belle, l'Arbi si débauché ! Mon Dieu ! mon Dieu! viens à mon secours !
Oui, c'est cela, je n'ai que ce moyen. Elle ne peut l'aimer violemment : c'est impossible ! Avant qu'il ne la voie je le tuerai ! en plein jour! devant tous! Pauvre Mahïah! tu seras déchiré,mis en pièces; on inventera pour toi un nouveau supplice... tu auras assassiné l'Arbi ! Tu l'as promis, lu l'as juré sur le Djelep, sur ton père ! tu dois obéir... Mais Samuël vivra ! mais Médine !... Oh ! ma mère ! ma mère !...
”
Source : Gallica

Portrait de Aristide de Gondrecourt Aristide de Gondrecourt,  Le pays de la peur. Tome 2 (1861)

“ Quel front ! que de perversité ! se dit la douairière en se levant pour obéir à la cloche.
– Vous voilà bien distrait et préoccupé, mon cher Arnold ? demanda Thérèse, en remarquant le silence, l'immobilité et le front rêveur de son mari.
– Moi, ma chère amie, répondit avec effort le baron, et comme s'il se fût débarrassé des étreintes d'un mauvais rêve, je ne suis occupé que de votre sérénité.
– Bien riposté, grommela tout bas la douairière ; impudence et sérénité, chez elle, c'est tout un.
– C'est fort galant, répondit Thérèse. Ma tante, voulez-vous mon bras ?
”
Source : Gallica

Portrait de Aristide de Gondrecourt Aristide de Gondrecourt,  Une vraie femme. I (1855)

“ Non, le chevalier n'était pas, en ce moment, à demi touché de la grâce; son extase ne lui inspirait que respect et loyauté. Ah! que l'amour serait une sainte, et grande, et noble chose, si l'amour n'était une fiction, un mirage, le ciel dans nos rêves et l'cifer dans la réalité!
Le chevalier de Pons fut, tout à coup, saisi d'une pensée terrible, qui précipita les battements de son cœur. Il imagina que la jeune fille dont le sommeil avait résisté au vacarme d'une lutte sanglante et aux bonds bruyants d'une course effrénée, pouvait bien être en danger de mort.
”
Source : Gallica

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