Aristide de Gondrecourt,
Le pays de la peur. Tome 2
(1861)
“ Madame, je serai ce que Dieu permettra. Pour le moment, rassurez-vous : il me permet d'être maître de moi-même, et de ne pas ajouter la ridicule sottise d'un éclat à l'outrage fait à mon nom, à la blessure mortelle faite à mon coeur. Au même instant, la cloche sonna pour le dîner de famille, et la voix pure de Thérèse se fit entendre. La chaste et noble femme fredonnait une chanson de l'enfance pour amuser la rieuse fillette qu'elle portait sur ses bras. Le baron Arnold tressaillit, et il détourna la tête, voulant cacher à la douairière deux larmes que dévorèrent son désespoir et sa fierté. ”
