Aristide de Gondrecourt,
Médine, par A. de Gondrecourt
(1845)
“ Au fond du coeur, le fils de l'Abib n'avait cependant qu'une pensée de haine personnelle ! Trompé dans sa rage prête à fondre sur le capitaine de Candeuil, il la faisait retomber sur une tête indigne. Quand le tigre affamé laisse échapper sa proie, il se jette avec furie sur la première victime qu'il rencontre, ses appétits ne veulent que du sang. Ben-Allal se leva, et, suivi de l'Abib, de l'Arbi, ainsi que de tous les chefs, il sortit de sa tente, se dirigea vers le marabout, et vint s'asseoir sur un tapis qu'on avait étendu au pied du dattier qui ombrageait la tombe de Zaka. ”
