Isaac de Benserade,
Poésies de Benserade
“ Je croi que chez les Morts elle s’ennuye un peu, Ne s’accommodant pas de ce Peuple insipide. Épitaphe d’un Faux Brave. Cy gist qui fit le brave, et n’estoit qu’un poltron, Prenant un Cavalier pour tout un Escadron. Épitaphe d’un Amant. Cy gist le tendre Amant d’une jeune Maîtresse ; Elle en seroit morte d’ennui, N’estoit qu’elle perdit sa douleur dans la presse Des Amans qu’elle eut aprés lui. Épitaphe d’un Avare et d’un Gueux. Cy gist un riche Avare, auprès d’un pauvre Hère : L’un aima trop ses biens, et se damna pour eux ”
