Maurice Champagne

Résumé

Maurice Champagne Les chercheurs d'épaves (1951)

Où est Colvin? Mort!
Où est Scott? Mort!
Où sont Wall et Weg? Morts!
Où va-t-il, lui, Benson? Vers la mort!
Oui, la mort, la fin, et que tout cela finisse. Déjà, par deux fois, il a failli couler, les lames l'ont recouvert en entier, l'eau lui est entrée dans la bouche, à pleine gorge.
La lutte est impossible!
Millionnaire!
C'est avec ce mot aux lèvres qu'il se soulève une fois encore au-dessus du flot afin de jeter autour de soi un regard désespéré.
Dernier et suprême effort!
— Millionnaire! chante encore son cerveau. Millionnaire!...
Source : Gallica

Maurice Champagne Les chercheurs d'épaves (1951)

La soupape s'est refermée sur lui. Épouvanté, il veut jeter un cri, car il a tout de suite l'intuition de ce qui va lui arriver. Sa bouche s'ouvre dans un appel que Benson et ses compagnons devinent, mais n'entendent pas.
« Petit Scott... Petit Scott !... »
Mais l'autre ne lui laisse pas le loisir d'en dire davantage : sa main manœuvre un levier, il y a une sorte de sifflement aigu et, brusquement, arraché des échelons par une trombe d'eau formidable qui, du fond de l'appareil, monte jusqu'à lui et l'enveloppe, Colvin, suffoqué, étouffé, tombe et disparaît comme dans un puits sans fond.
Source : Gallica

Maurice Champagne Les chercheurs d'épaves (1951)

Cette pensée rend à Benson toute son énergie. Il oublie ses souffrances, il commande à son mal.
La voix tonnante :
— Wall! Wall!... Weg! crie-t-il, un navire! un navire!
Une clameur de joie lui répond, et presque aussitôt ses deux compagnons surgissent à ses côtés.
Ils sont pâles, les traits tirés avec, dans le regard, comme un commencement de folie. Pourtant, il n'y a pas plus de vingt-huit à trente heures qu'ils n'ont rien mangé; mais chez ces
natures fortes, la faim se fait plus rapidement et plus rudement sentir.
Source : Gallica

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