Maurice Champagne

Résumé

Maurice Champagne,  L'île du solitaire (1963)

“ Qu'il s'y refuse, et c'est la mort certaine pour lui, et une mort qui, malheureusement, ne sauvera peut-être pas les infortunées victimes.
Et le major Fogg ? Et la fille de cet insensé ? Et leur projet de réduire le docteur à l'impuissance ? Et l'avenir, si le dément continue à être le maître de ses actes ?
Que doit-il faire ? Agir, ou résister ?
Et il ne s'est encore résolu à rien, lorsqu'un cri éclate non loin de lui. Ce cri, c'est Wood qui vient de le pousser.
« Pas vous ! Pas vous, Nansac ! gronde-t-il ; moi, c'est moi qui agirai. Je le veux ! »
”
Source : Gallica

Maurice Champagne,  L'île du solitaire (1963)

“ La nuit est peu claire. De gros nuages courent dans le ciel. Le vent souffle avec force de l'est, et les vagues se brisent sur les roches et sur les falaises avec un grondement sourd et continu.
C'est vers la cabane isolée dans laquelle les deux naufragés se réfugièrent durant la première nuit qu'ils passèrent dans l'île, que Guidford conduit son compagnon.
Parvenu devant la cabane, le Solitaire a tôt fait d'allumer le fanal posé sur la table.
Rapidement le fou se dirige vers la couchette sur laquelle de Nansac s'étendit pour dormir.
”
Source : Gallica

Maurice Champagne,  L'île du solitaire (1963)

“ Sur l'Océan la nuit est toujours aussi noire, et l'Anglais se dispose à laisser tomber le semblant de rideau qu'il retient d'une main, lorsqu'un cri étouffé lui monte soudain aux lèvres :
« By Jove ! » gronde-t-il.
Il laisse retomber la toile, court à son compagnon, qu'il secoue sans le moindre ménagement.
« Debout, Nansac ! debout ! Le feu vert ! Je viens de voir le feu vert.
— Quoi ? fait le Français en sautant à bas de sa couchette. Vous dites ? »
Mais déjà l'Anglais l'a pris au poignet et l'entraîne vers la porte.
”
Source : Gallica

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