Résumé

Portrait de Renée Dunan Renée Dunan Kaschmir, jardin du bonheur

Je passai sous ce rideau et me trouvai cette fois dans un petit lac. Près de moi, en un éboulis terreux, sur un îlot de quelques mètres, une végétation confuse et dense s’agglomérait. Je m’y hissai, certain de n’être pas vu. Tout se referma en effet sur moi. Essoufflé, dans l’herbe épaisse, je tentai de reprendre mes forces.
Le bonheur cependant me possède et une ardeur secrète, quoique tardive, pour Zenahab. Aux ombres portées, je crois lire qu’il est cinq ou six heures du soir.
Un quart d’heure passe. La tiédeur de l’atmosphère me caresse. Je suis remis, mais j’ai faim.
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Portrait de Renée Dunan Renée Dunan Kaschmir, jardin du bonheur

ZENAHAB
Subtile vision d’Asie, je vous retrouve toujours en moi comme un vivant symbole ! Je revois cet étrange et fascinant paradoxe qui pourrait figurer la duplicité universelle : La rue vulgaire offrant des demeures renfrognées ; et les toits délicats, ouverts sur une sincère ingénuité. Ainsi en est-il sans doute de tout ce qu’on regarde alternativement, et de terre, et du ciel. Peut-être même toute vérité a-t-elle semblablement deux faces. Jamais en effet je n’avais imaginé ainsi Sirinagar. Vu des rues, du sol, du lac, tout y semblait clos, discret et jaloux comme aux pays musulmans.
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Portrait de Renée Dunan Renée Dunan Kaschmir, jardin du bonheur

Toutes les forces sociales tendant — en vain — à la garde de ces deux entités irréalisables, l’adultère, de ce fait, devenait le péché-roi.
Rien ne serait plus beau que la lutte contre l’instinct sexuel, si celui-ci n’était pas la réalité même de l’être. Une pensée humaine ne doit pourtant pas chercher d’équilibre ailleurs que dans son propre domaine vital. Lutter contre la peur, contre les défaillances animales du corps, contre les emportements de la colère, de la haine, de la cupidité, ce sont là choses saines.
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