Renée Dunan,
Kaschmir, jardin du bonheur
“ Je passai sous ce rideau et me trouvai cette fois dans un petit lac. Près de moi, en un éboulis terreux, sur un îlot de quelques mètres, une végétation confuse et dense s’agglomérait. Je m’y hissai, certain de n’être pas vu. Tout se referma en effet sur moi. Essoufflé, dans l’herbe épaisse, je tentai de reprendre mes forces. Le bonheur cependant me possède et une ardeur secrète, quoique tardive, pour Zenahab. Aux ombres portées, je crois lire qu’il est cinq ou six heures du soir. Un quart d’heure passe. La tiédeur de l’atmosphère me caresse. Je suis remis, mais j’ai faim. ”
