“ Octave le regarda descendre en souriant. Puis, comme l'heure du déjeuner approchait, il résolut de reporter la clef du grenier plus tard. Au déjeuner, chez les Campardon, il s'intéressa surtout à Lisa, qui servait. Elle avait son air propre, sa mine agréable; et il l'entendait encore, la voix éraillée par les gros mots. Son flair de la femme ne l'avait pas trompé sur cette fille à poitrine plate. Du reste, madame Campardon continuait d'en être enchantée, s'étonnant de ce qu'elle ne la volait pas, ce qui était vrai, car son vice était ailleurs. ”
Citations sur “Campardon”
“ Minuit sonnait. Campardon et Gasparine geignaient dans leur lit trop étroit, tandis que Rose, se carrant au milieu du sien, les membres écartés, lisait Dickens, avec des larmes d'attendrissement. Un grand silence tomba, la nuit chaste jetait son ombre sur l'honnêteté de la famille. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Le père de la future marquise de Pompadour était un homme absolument dénué de sens moral; il était, de plus, d'un physique ignoble, et son langage ne rachetait pas l'aspect grossier de sa personne. Cynique dans ses propos, il fit bien souvent, plus tard, monter sur le front de sa fille la rougeur de la honte; ne disait-il pas impudemment à un valet de chambre nouveau qui refusait de l'introduire chez la maîtresse de Louis XV, à cause de son extérieur peu avantageux : « Maraud, apprends que je suis le père de la p. du Roi! » ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Louis XV avait eu de madame de Vintimille un fils adultérin qui était tout son portrait; il s'appelait le comte du Luc. Madame de Pompadour trouva moyen de faire venir cet enfant à Bellevue et de le faire rencontrer avec Alexandrine dans une figuerie que le Roi devait visiter. En arrivant, Louis XV demanda qui était le petit garçon; on le lui dit, et la marquise, saisissant l'occasion au vol, dit en riant et en montrant sa fille : « Ce serait un beau couple. » Le Roi n'eut pas l'air d'entendre, et, sans s'occuper de son fils qui mangeait des brioches, il joua quelque temps avec Alexandrine ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Ce que Collin, par crainte d'affliger sa maîtresse, avait voulu lui cacher, nous qui sommes tenus à moins de discrétion, nous le dirons. On prétendit que M. de Soubise n'était pour rien dans le gain de la bataille, que c'était Chevert qui l'avait seul gagnée, et que c'était à Chevert qu'il eût fallu donner le bâton de maréchal. Quelque plaisant composa même sur cette donnée la chanson suivante : Si je suis pauvre général, Je suis un brave maréchal; Je sais exposer ma patrie Et braver des miens le mépris. Lorsque je marche aux ennemis, Par ma manœuvre je leur crie : Battu chaud, j'ai bon dos. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Cette vie à pot et à rôt, comme la qualifiait le marquis d'Argenson, cette société constante du Roi et de sa maîtresse avaient fini par rendre Louis XV plus indulgent pour le langage commun de la marquise ; et si les ennemis de la favorite, le duc de Richelieu, Maurepas ou madame de Lauragais en plaisantaient ou s'en choquaient, il répondait en riant : « C'est une éducation à faire dont je m'amuserai 2. » Lorsqu'il soupait dans ses cabinets, c'est-à-dire chez madame de Pompadour, c'était elle qui invitait. En femmes, on remarquait mesdames d'Estrades, de Sassenage, du Roure et de Bellefonds ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ La fidèle femme de chambre se hâta de passer une robe et de courir auprès de Louis XV. Il était couché, haletant, et avait presque perdu connaissance. Les deux femmes, éperdues , lui jetèrent de l'eau au visage : il recouvra le sentiment; quelques gouttes d'Hoffmann le soulagèrent un peu et il put parler : « Ne faisons pas de bruit, dit-il à madame du Hausset; allez seulement chez Quesnay lui dire que c'est votre maîtresse qui se trouve mal, et dites à ses gens de ne pas parler. » ”
Émile Campardon, La cheminée de madame de La Poupelinière (1880)
“ Cette plaque est mobile, elle s'ouvre, mais la charnière en est d'une délicatesse Non, il n'y a pas de tabatière mieux travaillée. L'habile homme que celuilà! — Quoi! monsieur, vous êtes sûr que cette plaque s'ouvre? — Vraiment oui, j'en suis sûr; je le vois. Rien n'est plus merveilleux. — Et que me fait votre merveille, il s'agit bien d'admirer! — Ah! monsieur, de tels ouvriers sont fort rares; j'en ai d'assez bons assurément, mais je n'en ai pas un qui. — Laissons-là vos ouvriers, interrompit La Poupelinière, écumant de fureur, et qu'on m'en appelle un qui fasse sauter cette plaque! ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Ce qui caractérise madame de Pompadour, c'est l'amour du pouvoir; elle mit tout en oeuvre pour le garder. Devenue la maîtresse déclarée du Roi, elle fit preuve d'un tact exquis en entourant de ses respects publics la Reine, le Dauphin et Mesdames, filles de Louis XV. Sa beauté, son esprit, ses talents de toutes sortes, captivèrent complétement le cœur du monarque et la rendirent bientôt toute-puissante. Elle eut le grand art d'amuser Louis XV, qui n'était guère plus amusable que son aïeul Louis XIV. C'est dans cette tâche délicate qu'elle montra les ressources inépuisables de son esprit ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Quand je pris congé de madame de Pompadour, à Compiègne, elle me chargea de présenter ses respects au roi de Prusse ; on ne peut donner une commission plus agréable et avec plus de respect. Elle y mit toute la modestie, et des si j'osais et des pardons au roi de Prusse de prendre cette liberté. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Malgré le peu d'avantages physiques dont la nature avait doué madame d'Estrades, elle alla même jusqu'à chercher à supplanter la marquise auprès du Roi. Un jour que Louis XV s'était un peu grisé à Choisy, ce qui ne lui arriva qu'une fois, prétend madame du Hausset, il monta dans une barque pour faire une promenade sur l'eau ; madame de Pompadour, malade d'une indigestion, ne l'accompagna pas. Madame d'Estrades saisit l'occasion et se plaça avec le Roi dans la barque. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Mais le Roi est comme cela, il aime à parler de la mort, et il a dit il y a quelques jours à M. de Fontanieu, à qui il a pris un saignement de nez à son lever : « Prenez-y garde! à votre âge, » c'est un avant-coureur d'apoplexie ! » Le pauvre homme est retourné chez lui tout effrayé et fort malade » Louis XV, qui aimait tant à parler de la mort, faillit périr suffoqué par une indigestion dans le lit même de madame de Pompadour. Une nuit la marquise entra subitement dans la chambre de madame du Hausset, voisine de la sienne, et lui dit d'une voix entrecoupée : « Venez vite, le Roi se meurt ! » ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Louis XV était plus que jamais sous le charme, et en complimentant sa maîtresse sur les talents qu'elle avait déployés comme artiste, il ajoutait ces mots, qui durent caresser agréablement l'orgueil de l'ambitieuse favorite : « Vous êtes la plus charmante femme qu'il y'ait en France 1 ! » Les spectacles des petits cabinets ne recommencèrent qu'à l'hiver. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Le temps a été si affreux, écrit-elle, ici, tout le mois passé, que madame de Pompadour a dù avoir moins de peine à quitter la vie. Elle a prouvé dans ses derniers moments que son âme étoit un composé de force et de foiblesse 1, mélange qui, dans une femme, ne me surprendra jamais. Je ne suis pas surprise non plus de la voir aussi généralement regrettée qu'elle a été généralement haïe. Les François sont les premiers hommes du monde pour tout ; il est tout simple qu'ils le soient pour l'inconséquence 2. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ De si sages représentations firent renoncer madame de Pompadour à ce régime insensé ; elle eut recours à l'expérience de Quesnay, son médecin, et celui-ci lui conseilla, pour parvenir au but qu'elle se proposait, d'avoir soin de se bien porter, de tâcher de bien digérer et de faire de l'exercice. « Je crois que le docteur a raison, disait-elle au bout de quelque temps; je me sens tout autre. J'adore le Roi; je voudrois lui être agréable; mais, hélas ! quelquefois il me trouve froide comme une macreuse; je sacrifierois ma vie pour lui plaire 1. » ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ « Ma chère amie doit avoir eu grand' peur; mais qu'elle se tranquillise, je me porte bien, et le docteur vous le certifiera. » Les trois personnes qui avaient donné des soins au Roi durant cette nuit furent généreusement récompensées. Le médecin eut mille écus de pension et la promesse d'une place pour son fils; la femme de chambre, un acquit patent de 4,000 livres sur le trésor royal, et la maîtresse une très-belle pendule et une tabatière dans laquelle était enchâssé le portrait de Louis XV 1. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ « Le père est un très-honnête homme. — Aimé de tout le monde et adoré de ceux qui le connoissent » , ajouta madame de Pompadour; puis tirant d'une boîte une aigrette de diamants, elle dit à Louis XV : « Je n'ai pas voulu, et pour cause, qu'elle fût plus belle. —Elle l'est encore trop » , s'écria le monarque en embrassant la marquise ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Madame de Pompadour, très-interdite, assura la Reine de son respect et du désir qu'elle avait de lui - plaire ; ces protestations de dévouement eurent l'air de faire quelque plaisir à la princesse. Après la Reine, ce fut le tour du Dauphin. Ce prince, élevé dans des idées de morale et de dévotion, désapprouvait fortement la conduite de son père; il n'aimait pas la nouvelle maîtresse, et le lui témoigna avec toute la franchise et toute la vivacité du jeune âge, en lui tirant la langue pendant qu'il lui donnait l'accolade officielle. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Le maréchal de Belle-Isle, touché de cette position, demanda audience à la marquise, et après quelques circonlocutions il lui démontra qu'elle se devait à elle-même, pour sa réputation, d'obtenir du Roi qu'on ne laissât pas dans un besoin réel un homme comme M. d'Argenson, dont les services avaient été approuvés pendant longtemps. Madame de Pompadour, étonnée de la démarche que tentait auprès d'elle M. de Belle-Isle, lui rappela que l'ancien ministre n'avait pas toujours été bienveillant pour celui-là même qui se constituait en ce moment son avocat ”
Émile Campardon, Les comédiens du roi de la troupe française pendant les deux derniers siècles… (1879)
“ Le déposant s'est borné de le prier de ne lui point adresser la parole. Le tumulte a continué. Le sieur Dulomboy a persisté à rire aux éclats, à siffler et à demander par intervalle l'Optimiste et l'Inconstant. Les acteurs se sont retirés. Le déposant est sorti du spectacle avec ses deux amis. Parvenu à la rue de Molière, il s'est senti tirer par le bras et a entendu qu'on lui disoit : « Venez, j'ai quelque chose de particulier à vous dire. » Le déposant a été fort étonné de reconnoître le sieur Dulomboy accompagné de celui qui lui avoit gardé sa place. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ De son côté, madame de Pompadour ne se montra pas ingrate, car lors de la démission du chancelier d'Aguesseau, elle fatigua le Roi de ses prières pour faire nommer M. de Machault garde des sceaux, y réussit 2, et, prenant à cœur la dignité du nouveau fonctionnaire, elle força le ministre des affaires étrangères à le traiter de monseigneur dans ses lettres3. Elle le défendit contre toutes les attaques : lorsqu'on prétendait que par la faute du contrôleur général les provinces étaient malheureuses, elle criait à la calomnie et répondait que jamais le royaume n'avait été si florissant4 ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ M. de Souvré était plus mordant; il disait qu'il s'étonnait que madame de Pompadour voulût apprendre l'allemand pendant qu'elle ne faisait qu'écorcher le français. Le mot obtint un succès étonnant, mais l'auteur en fut puni par la privation de sa charge de maître de la garde-robe du Roi3. Puis Versailles et Paris répétaient sur tous les tons les épigrammes suivantes : Soubise dit, la lanterne à la main : J'ai beau chercher, où diable est mon armée? Elle étoit là pourtant hier matin, Me l'a-t-on prise ou l'aurois-je égarée? Ah ! je perds tout, je suis un étourdi ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Puis, quand elle voyait qu'il ne s'en vendait pas assez, on l'entendait s'écrier dans un transport d'enthousiasme « que c'étoit ne pas être citoyen, que de ne pas acheter de cette porcelaine autant qu'on avoit d'argent » La manufacture de Sèvres n'est pas la seule création de madame de Pompadour, il en est encore une autre à laquelle elle se dévoua aussi vivement, et qu'elle réussit à force de soins et de persévérance à mener à bonne fin ; nous voulons parler de l'École militaire. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Il chargea M. de Tournehem de porter une lettre à sa femme ; madame d'Étiolles la lut sans être émue du désespoir d'un homme qui l'aimait si tendrement, et la fit lire au Roi, pensant peut-être que le prince trouverait là matière à rire; mais Louis XV, à qui ses faiblesses, même les plus inexcusables, n'ôtèrent jamais son jugement sain , lui répondit froidement : CI Vous avez, madame, un mari bien honnête homme. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Il veut être le maître, votre garde des sceaux, il vous trahit: qui quitte la partie la perd. » A ces paroles, la marquise reprit un peu d'espoir; on discuta si l'on exécuterait oui ou non les ordres dont M. de Machault s'était fait l'interprète, et, après un débat animé, M. de Marigny, qui n'avait pas quitté sa sœur durant ces rudes épreuves, répondit par ces mots aux questions de madame du Hausset : « Elle reste, mais motus, on fera semblant qu'elle parte, pour ne pas animer ses ennemis; c'est la petite maréchale qui l'a décidé, mais son garde des sceaux le payera 1. » ”
Émile Campardon, Les comédiens du roi de la troupe française pendant les deux derniers siècles… (1879)
“ Dépose qu'elle étoit dans la salle de la demoiselle Tissier, lorsqu'elle a entendu le bruit de la querelle; qu'elle est sortie de la salle par la porte qui donne dans l'allée, et qu'il lui a passé devant les yeux un bout de cuivre qui s'est détaché d'une canne et qui est entré dans l'allée; que presque au même instant le sieur Legouvé a été jeté la tête la première sur la pierre qui forme le pas de l'allée; que le sieur Dulongbois l'a saisi aux cheveux par le chignon et lui a cogné à plusieurs reprises la tête contre cette même pierre ”
Émile Campardon, Marie-Antoinette à la Conciergerie… (1863)
“ LE PRÉSIDENT, au témoin. — N'avez-vous point remarqué pendant votre séjour au Temple la familiarité qui régnait entre quelques membres de la Commune et les détenus? — Oui; j'ai même un jour entendu Toulan dire à l'accusée, à l'occasion des nouvelles élections faites pour l'organisation de la municipalité dénnitive : « Madame, je ne suis point renommé parce que je suis Gascon. » Il a remarqué que Lepitre et Toulan venaient souvent ensemble ; qu'ils montaient tout de suite en disant : « Montons toujours, nous attendrons nos collègues là-haut. » ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ Le soir même, la marquise raconta sa journée à madame de Mirepoix, et comme il y avait dans ses paroles encore quelques restes d'inquiétude à cause du fils que mademoiselle de Romans avait donné à Louis XV, elle lui' dit : « Soyez persuadée que le Roi se soucie fort peu d'enfants ; il en a assez, et ne voudroit pas s'embarrasser de la mère et du fils. Voyez comme il s'occupe du comte du Luc, qui lui ressemble d'une -manière si frappante ! Il n'en parle jamais, et je suis sûre qu'il ne fera rien pour lui ; encore une fois, nous ne sommes pas sous Louis XIV l. » ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ « Ah ! Sire, voyez.- Quoi'? répondit-il.—Rien, si ce n'est qu'on croit voir son père.—J e ne savais pas, reprit en souriant le monarque, que vous connaissiez le comte du Luc si particulièrement. — Vous devriez bien l'embrasser, repartit madame de Pompadour, car il est fort joli. — Je commencerai donc par la demoiselle , » dit alors Louis XY ; et il embrassa froidement les deux enfants. Le soir, la marquise se plaignit du Roi à madame du Hausset. ”
Émile Campardon, Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)
“ « Je vous épargne bien des chagrins en vous privant d'une petite satisfaction : le public seroit injuste envers moi, quelque bien que je fisse dans ma place; quant à celle de M. de SaintFlorentin, il peut vivre encore vingt-cinq ans, et cela ne m'avanceroit de rien. Les maîtresses sont assez haïes par ellesmêmes sans qu'elles s'attirent encore la haine qu'on porte aux ministres2. » Comme directeur général des bâtiments, M. de Marigny rendit de véritables services aux arts et aux artistes ”
