Château de Loches

Définition et enjeux

Alexandre de Lavergne,  Châteaux et ruines historiques de France (1845)

“ Au temps du roi Charles VII, c'était à qui, parmi les gentilshommes, pourrait être admis au château de Loches pour y deviser avec les filles d'honneur, et surtout pour y contempler à loisir le frais visage d'Agnès Sorel, pour s'enivrer de ses sourires. Mais maintenant que règne sur la France le sombre et cauteleux Louis XI, le château de Loches n'est plus qu'un objet d'horreur et d'effroi, une de ces résidences maudites dans la mémoire des hommes, dont chacun s'éloigne en tremblant, comme si l'atmosphère même qui l'environne était imprégnée de miasmes de mort. ”
Source : Gallica

A. Bardet,  L'Église collégiale de N.-D. du château de Loches… (1862)

“ La ville de Loches semble baigner ses pieds dans les eaux de l'Indre; mais elle ne rampe point à terre, «elle s'attache, comme la fleur, aux flancs du coteau » sur lequel elle est en partie construite; ses maisons et ses rues s'élèvent en amphithéâtre; elle a pour couronnement « les tourelles de son château, les pyramides de son église, et l'immense donjon de son vieux fort (1) . »
Il est difficile de rencontrer une ville d'aussi petite étendue qui offre autant de souvenirs et de monuments historiques.
”
Source : Gallica

Edmond Gautier,  Histoire du donjon de Loches

“ Le château de Loches était presque redevenu, comme au temps des comtes d’Anjou et des guerres anglaises, une place frontière du côté du Poitou, quartier-général des calvinistes. Il était, ainsi que la ville, bien approvisionné en munitions, lorsque les troupes de Condé s’en emparèrent, le 2 juin 1562, sous la conduite d’Antoine d’Aure, plus connu sous le nom de comte de Grammont, capitaine des Gascons, de Robert de la Marck, duc de Bouillon, et de Symphorien de Durfort, seigneur de Duras, qui devait trouver la mort l’année suivante sous les murs d’Orléans. ”
Source : Wikisource

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