“ Pichon rumina longuement ces deux réponses en regardant les croupes de ses chevaux; puis, au bout de vingt minutes, il reprit: « Tel que vous me voyez, je suis de la Silleraye. — Ah! » répondit le capitaine. Nouvelle contemplation de vingt minutes, au bout desquelles Pichon se hasarda à dire: « Je suis de la Silleraye, et je m'en vante. — A tous les cœurs bien nés que la patrie est chère! — Vous dites? demanda Pichon d'un air soupçonneux. — Je dis qu'un homme de cœur aime toujours son pays. » ”
Pichon
Définition et enjeux
Le nom de Pichon, porté par divers personnages et familles à travers l'histoire, évoque des figures sociales, des récits littéraires et des lignées historiques. Dans les œuvres de Jules Girardin, Pichon apparaît comme un personnage attachant, oscillant entre le quotidien et l'absolu.
Ernest de Cornulier-Lucinière, lui, explore son origine aristocratique, tandis que la marquise de Sévigné le mentionne dans un contexte intime. Ces approches variées, mêlant fiction, histoire et correspondance, révèlent la richesse des enjeux sociaux et identitaires liés à ce nom.
Citations sur “Pichon”
Hugues Rebell,
Les nuits chaudes du Cap français
“ Les deux hommes partirent ensemble, Figeroux toujours criant et gesticulant, Goring la tête basse et les lèvres scellées. Je pris l’Allée des Lataniers et n’eus pas de peine à trouver la demeure du sieur Pichon. Mais une fois rendu là, on n’est pas encore chez Nanette. La maison Pichon en effet forme un vaste îlot de cases africaines entourées de jardins. Quand on a franchi la grande grille et traversé ce long couloir qui part de la rue pour aboutir aux jardins, on se trouve devant un entrecroisement infini d’allées et de sentes étroites, bordées de clôtures. ”
“ Aussi à Châteauroux l'appelait-on, par représailles, le Grêlé ou l'Œil et demi; à Tours, on l'appelait amicalement Pichon, et à la Silleraye, monsieur Pichon. Dans la vie ordinaire, c'était un excellent homme, mais dans l'exercice de ses fonctions il se considérait comme une manière de souverain absolu. Le plus souvent, il écoutait, sans y prendre part, les conversations des voyageurs de l'impériale; mais il se croyait moralement tenu d'intervenir quand ils émettaient des idées fausses sur son attelage, sa voiture ou les pays que l'on traversait. ”
