Frédéric Pichon

Élements biographiques

Frédéric Pichon Vie de monseigneur Berneux, évêque de Capse… (1868)

C'est la vie du missionnaire : souffrir, souffrir encore, souffrir toujours. Mais ces privations, ces souffrances, je ne les donnerais pas pour tout ce que le monde estime le plus. Oh ! que le bon Dieu sait bien dédommager de ce que l'on endure pour lui! Quand je vois la ferveur de nos chrétiens, quand je vois cette masse de païens qui viennent me demander le baptême, abandonnant pour cela leurs dignités, leurs biens, leurs familles, et s'exposant à la mort, je pleure quelquefois de bonheur, et je voudrais souffrir mille fois plus.
Source : Gallica

Frédéric Pichon Vie de monseigneur Berneux, évêque de Capse… (1868)

Mais toujours, comme au temps des martyrs, après les paroles, les coups : Post verba verbera, et le rotin fait voler en éclats la chair sanglante de nos missionnaires. Oh! je vous rai dit, et je vous le répète, rien n'est changé; le rotin du mandarin stupide vaut les verges des licteurs, les gens du roi de Tong-King valent nos hommes des échafauds et des pontons, et cette croix qu'on veut que nous foulions sous nos pieds, cette croix qui est toujours le scandale des juifs et la
folié des gentils, c'est celle que le chrétien adore, qu'il baise et sur laquelle il meurt !.
Source : Gallica

Frédéric Pichon Vie de monseigneur Berneux, évêque de Capse… (1868)

Mais quittons maintenant ces terres heureuses que le soleil de la foi éclaire, et reportons-nous vers ces contrées barbares encore assises à l'ombre de la mort. C'est là que nous rencontrons l'homme radicalement isolé de la vérité chrétienne; et quel homme ! Nous le surprenons dans toute la nudité de sa nature et dans toute la honte de sa chute : c'est le Sauvage dont la férocité se repaît de chairs humaines et immole des victimes humaines à ses dieux ; c'est le Musulman qui fait tache en Europe, tant son harem insulte à la sainteté de la famille et à la dignité de la femme
Source : Gallica

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