René Pichon

Élements biographiques

René Pichon,  Humanitarisme et patriotisme dans l’ancienne Rome

“ Songe-t-il à « tous les Romains, » ou à « tous les hommes ? » L’un et l’autre à la fois, croyons-nous ; le poète n’en fait pas la différence. Il représente son héros « pleurant sur le genre humain, » et un peu plus loin il le montre décidé à n’être « époux que pour Rome et père que pour Rome. » Il le dépeint, dans la même phrase, habitué « à sacrifier sa vie pour son pays, et à se croire né, non pour soi, mais pour le monde entier. » Les deux obligations sont donc comme des degrés d’une seule et même morale. ”
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René Pichon,  Mommsen et la mentalité allemande

“ Nous savons, mieux que personne, qu’il n’est pas de question d’histoire romaine sur laquelle on ne doive le consulter avant tout autre. Et nous souscrivons volontiers aux éloges que lui ont décernés, chez nous, les spécialistes les plus qualifiés. Avec l’un d’eux, nous voyons en lui « la plus haute autorité philologique de l’Allemagne. » Nous ne refusons pas de le saluer, avec un autre, comme « un fondateur d’empire, l’imperator unicus de cette science du monde romain qu’il a soumise, pour sa gloire et celle de sa nation, à l’hégémonie allemande. » ”
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René Pichon,  Revue des Deux Mondes

“ Si le gouvernement impérial s’est cru le droit, et le devoir, de faire respecter par tous les moyens la religion de la cité, comment se fait-il qu’il ait laissé vivre tant de cultes étrangers, et que seul le christianisme ait subi un traitement si dur ? Ce contraste avait déjà frappé les chrétiens eux-mêmes : parmi les apologistes des premiers siècles, les uns s’en plaignent comme d’une injustice, ou s’en étonnent comme d’un illogisme ; les autres ne sont pas loin d’y voir une preuve du caractère spécial de leur religion, de sa mission providentielle, on pourrait presque dire de sa divinité. ”
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