Pierre-Corneille Blessebois, L’Œuvre de P.-C. Blessebois
“ Maintenant donc, Cloris, que je me trouve au port Et que je vois bien clair dans le plus fin ressort Dont vous faites jouer vos lâches fourberies, En vain voudriez-vous user de flatteries ; Si jamais je vous vois, que je perde le jour, Que je sois sur la terre un Sisyphe d’amour, Que Tantale en Pélope indignement me traite, Que je serve d’objet aux vœux d’une soubrette, Et pour toujours enfin me sentir de vos coups, Qu’immortel soit le mal que je gagnai chez vous ! Je m’aperçois, Cloris, que mon courroux vous gêne ; Vous m’aimez, je le sais, car votre âme est humaine ”
