Nicolas-Armand-Martial Guérin d'Estriché, Myrtil et Mélicerte : pastorale héroïque… (1882)
“ MENALQUE, TIRENE, DAPHNÉ, EROXENE. TIRENE, à Eroxene. Dans les jours precieux de la saison nouvelle, N'est-il pas temps de s'enflâmer? Eroxene, il n'est point de berger plus fidelle, Ny qui sçache mieux aimer. MENALQUE, à Daphné. J'ai beau dire en tous lieux, c'est à Daphné la belle A qui je veux faire ma cour, C'est en vain que je dis plus de cent fois le jour Qu'on ne voit point aux hameaux d'alentour D'amant mieux fait, plus digne d'elle : Lorsque tu fais ainsi la fiere et la cruelle, J'enrage de ton peu d'amour, Et de te voir et si jeune et si belle : Là, là, nous aurons nôtre tour. ”
