Résumé

La corbeille de mariage : répertoire des plus jolies romances… (1861)

A l'époux de ton choix, consacre ta tendresse; Mais de ton cœur, au moins, garde-moi la moitié.
Ah ! d'un mari, jamais la tendresse jalouse, A l'amour maternel ne peut se mesurer.
Une femme toujours est plus mère qu'épouse ; Je suis heureuse, enfant, etc.
Plus d'une fois, sans doute, espérance trompeuse, Dans un demi-sommeil, j'attendrai le baiser Que ta bouche au matin, caressante et joyeuse, Sur le front maternel aimait à déposer !
Ne t'inquiète pas si ta mère soupire ; De ta couronne blanche, enfant, va te parer!
A l'époux qui t'attend, va porter ton sourire.
Source : Gallica

La corbeille de mariage : répertoire des plus jolies romances… (1861)

Tu grandiras, ô ma fille adorée, Ton cœur un jour sous ta main frémira, Et la nature et nouvelle et parée, Comme une fleur à tes yeux s'ouvrira.
Ne grandis pas ! garde ton innocence, Ton âge, enfant, ne connaît pas d'ingrat, Ne connaît pas d'ingrat ; Si quelques pleurs attristent ton enfance, Pour les sécher, un baiser suffira, Pour les sécher (bis) un baiser suffira !
Tu grandiras, et donneras ton âme, Pour un regard, pour un seul mot d'amour!
Oubliant tout, et croyant, pauvre femme, Que ton bonheur doit durer plus d'un jour.
Source : Gallica

La corbeille de mariage : répertoire des plus jolies romances… (1861)

L'amour ne perd jamais ses droits Il vient de me rendre sensible, Et ce cœur tout inaccessible Est soumis à toutes ses lois.
Un mortel a séduit mon âme Et même captive mes sens, Je réponds à ces doux accents, Par une douce et vive flamme.
Mon cœur cédant à ses transports, Devient l'objet de sa tendresse L'hymen couronne notre ivresse; Et sourit à nos doux accords.
Reçois mon cœur, ô toi que j'aime, L'amour nous promet le bonheur.
C'est devant Dieu le créateur Que j'en fais le serment suprême.
Source : Gallica

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