Amédée Du Leyris, Chansons, dédiées à P.-J. de Béranger… (1839)
“ Si je fais vibrer ma lyre, Si ma muse a chanté La pauvreté, C'est que parfois je sais rire De mon adversité. Si las d'attendre une rime , Mon dieu, mal affermi S'est endormi , Jamais le cœur ne s'escrime Pour fêter un ami. Au jour de l'an, c'est l'usage De s'aborder d'un ton Plaisant, dit-on; Et l'homme au double visage , Fait le caméléon. On se trémousse , on s'embrasse, On se débite au mieux De jolis vœux ; Et le grand jour qui se passe Nous rend-il plus heureux ? Dans vingt ans, si c'est la mode D'en débiter autant En s'abordant, L'amitié sera le code Qui me guide a présent. ”
