Henri Vié-Anduze, Le Dernier amour de Cinq-Mars, roman historique (1860)
“ Les souffrances , les privations, les tortures de tous les jours étaient le lot de Thérèse, coupable seulement d'avoir dû la vie à une autre mère. La crainte remplaça dans le coeur de la pauvre petite ces élans de gaîté qui sont à l'enfant comme l'air et l'espace à l'hirondelle, comme le soleil au vieillard. Elle tremblait toujours, pareille à la feuille d'automne que le vent s'apprête à chasser dans l'espace, et regardant autour d'elle pour trouver un appui, elle avait tendu une main amie au fils de sa voisine, et Mathieu, son aîné de cinq ans, était devenu son protecteur. ”
