“ N’éprouves-tu pas, autant que moi, la douleur mortelle de la séparation ? Un amour comme le nôtre, ami, peut-il se lasser de la possession constante ? Nous n’avons pas besoin des excitants vulgaires du doute, de la jalousie, de l’absence. Je demeure loin de toi sans en mourir, mais à la condition que je t’entende gémir sur ton mal d’amour. ”
Mal d'amour
Définition et enjeux
Citations sur “mal d'amour”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Puis, une fois l’adolescente réveillée, elle lui dit : « Ô ma maîtresse, je suis pour toi la meilleure et la plus tendre des conseillères ! Je tiens donc à te dire combien violente est la passion d’amour, et à te prévenir que, lorsqu’elle se concentre dans un cœur sans pouvoir s’en épancher, elle le fait fondre, fût-il d’acier, et occasionne dans le corps bien des maladies et des infirmités. Au contraire, si la personne qui souffre de ce mal d’amour le divulgue à une autre, elle ne pourra qu’en tirer du soulagement ! » ”
ʿAbd al-Raḥmân ibn Aḥmad Nūr al-Dīn Ǧāmī, Youssouf et Zouleikha (1927)
“ Qu'as-tu à me reprocher, est-ce le désir de mon cœur et l'incendie de mon sein? Il est par trop cruel de soupçonner d'inimitié celle qui t'aime plus que son âme. Or, personne ne veut du mal à son âme. J'ai le cœur fendu du glaive de l'amour pour toi ; pourquoi donc redouter ma haine? Allons, de grâce, laisse-moi prendre sur ta lèvre mon désir ; laisse-toi attendrir, ne fût-ce qu'un moment, et rends-moi la quiétude. Accorde-moi un instant ta compagnie, en retour de l'éternelle félicité que je voudrais te procurer. ”
Louis-Simon Auger,
Oeuvres complètes de Molière
(1884)
“ Souffrez qu'Amour cette nuit vous réveilla? Par mes soupirs laissez-vous enflammer; Vous dormez trop, adorable merveille, Car c'est dormir que de ne point aimer. Ne craignez rien; dans l'amoureux empire Le mal n'est pas si grand que l'on le fait : Et, lorsqu'on aime et que le coeur soupire, Son propre mal souvent le satisfait. Le mal d'aimer, c'est de vouloir le taire : Pour l'éviter, parlez en ma faveur. Amour le veut, n'en faites point mystère. Mais vous tremblez, et ce dieu vous fait peurl Peut-on souffrir une plus douce peine? Peut-on subir une plus douce loi? ”
André Léo,
Les Deux Filles de monsieur Plichon
(1864)
“ Pourquoi m’a-t-elle dit qu’un homme avait osé être amoureux d’elle ? Pourquoi ai-je vu sur ses lèvres ce mot d’amour, et dans son cœur la conception et l’aspiration de l’amour vrai ? Ah ! quel mal elle m’a fait sans le vouloir ! J’ai passé la nuit en d’affreuses colères contre ce misérable qui avait osé prétendre à elle, et surtout contre cette fatalité stupide qui nous mène hors de nos voies, un bandeau sur les yeux. La vie est une marche à tâtons dans les ténèbres, et, comme des enfants, nous nous hâtons de saisir l’objet le plus proche. ”
Adrien Peladan, Maximin, peint par lui-même : triomphe de Notre-Dame de La Salette dans l'un des témoins de son… (1881)
“ Feras-tu autant de mal à une pauvre âme qui jamais n'a voulu t'en faire et dont tout le crime est de t'aimer ? Est-ce que tu voudrais me faire de la peine, me punir de ce que je t'ai aimé d'un amour qui s'ignore ? ”
Gabriel Martin, Les poésies fantaisistes (1886-1893… (1894)
“ Puisqu'en réalité tout ce qui séduit ment : Vivons d'illusions, fruits de l'éloignement. Que de fois je retins péniblement l'envie De lui clamer : « Va-t'en! Fuis, tu me fais horreur ! « Ne t'aperçois-tu de l'aigreur « Dont ta vue enfielle ma vie ? » - Près de nous, celle aimée est un gênant témoin. Qu'il faudrait se soumettre à n'aimer que de loin ! Le grand mal que me fit au cœur mon infidèle, De mon être emporta jusqu'au moindre désir. Avec un sensible plaisir Je ne sais plus rêver que d'elle Depuis qu'il soit béni ! le si douloureux jour Où, la quittant, je crus être affolé d'amour. ”
Henri Cantel, Amours et priapées (1869)
“ Quel est son mal ? Elle aime ! Elle aime, et veut mourir, Car elle sait le gouffre où se débat son âme : L’objet de son amour, horreur ! c’est une femme, Dont pour elle les bras ne doivent pas s’ouvrir. ”
Robert de Bonnières, Contes des fées
“ Et crains que le grand mal d’aimer, un jour, ne creuse Un amer et profond sillon sous tes beaux yeux : Victime dévouée à l’Amour soucieux, Crains, trop aimante enfant, que, dans ton choix peu sûre, Tu ne joignes les mains, un jour, sur la blessure Que te fera de tous le seul qui t’aura plu, Mais qui n’était pas tel que tu l’avais voulu ! ”
Amélie Gex,
Feuilles mortes, Job, pages vécues…
(1894)
“ Las ! il est un grand mal dont mon coeur est ferru ; Ce mal onc ne pouvait le prévoir ni combattre. En mon âme il se plaît, ainsi qu'on voit s'esbattre Devant un bon repas un gros moine ventru. Pour guarir ce tourment qui toujours s'est accru, Il n'est baume, dictame, onguent, tisanne, emplâtre, Philtre et breuvage amer, aigre, fort ou douceâtre Auquel mon coeur marri n'ait encore recouru ! Tout espoir est pour lui décevant à cette heure, Le voilà de malheur bien lotti. car l'amour, Madame, est ce grand mal qui l'étreint sans retour. ”
Charles Baudelaire,
Les Fleurs du mal
“ Qui donc devant l’amour ose parler d’enfer ? Maudit soit à jamais le rêveur inutile, Qui voulut le premier dans sa stupidité, S’éprenant d’un problême insoluble et stérile, Aux choses de l’amour mêler l’honnêteté ! Celui qui veut unir dans un accord mystique L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, Ne chauffera jamais son corps paralytique À ce rouge soleil que l’on nomme l’amour ! Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide ; Cours offrir un cœur vierge à ses cruels baisers ; Et, pleine de remords et d’horreur, et livide, Tu me rapporteras tes seins stigmatisés ”
Recueil des plus beaux vers mis en chant… (1667-1667)
“ Mais la cruelle n'écoutait Sa plainte qui resonne, Je ne saurais plus endurer Le mal qu'amour me donne. philis (disoit ce pauvre amant) Regarde en pitié ce tourment Que ta rigueur m'ordonne , Je ne saurais plus endurer Le mal qu'amour me donne. ; Tu sçays que je brusse d'amour N'appaiseras-tu point un jour L'ardeur qui m'enuironne? r ; je ne sçaurois plus endurer Le mal qu'amour me donne. ? Accourez tous petits amours, Venez mignons à mon secours, Man amour m'abandonne, je ne saurais plus endurer Le mal qu'amour me donne. ”
“ Amour me tue, & si je ne veus dire Le plaisant mal que ce m’est de mourir : Tant j’ai grand peur, qu’on veuille secourir Le mal, par qui doucement je soupire Il est bien vrai, que ma langueur desire, Qu’avec le tans je me puisse guerir : Mais je ne veux ma dame requerir Pour ma santé : tant me plaist mon martire. Tai toi langueur, je sen venir le jour, Que ma maistresse, apres si long sejour, Voiant le soin, qui ronge ma pensée, Toute une nuit, folatrement m’aiant Entre ses bras, prodigue, ira paiant Les interés de ma peine avancée. ”
Friedrich Schiller,
Poésies de Schiller
“ La volupté adoucit, tempère les ténèbres de souffrance, et le regard, animé par l’amour, reflète l’éclat du soleil. Une sympathie terrible ne règne-t-elle pas aussi dans l’empire du mal ? nos vices s’accordent avec l’enfer et sont en lutte avec le ciel. ”
Anna de Noailles,
Le Cœur innombrable
“ Fermez discrètement les vitres sur la rue Et laissez retomber les rideaux alentour, Pour que le grondement de la ville bourrue Ne vienne pas heurter notre fragile amour. Notre tendresse n’est ni vive ni fatale. Nous aurions très bien pu ne nous choisir jamais : Je vous ai plu par l’art de ma douceur égale, Et c’est votre tristesse amère que j’aimais. La peine de nos cœurs est trop pareille, et telle Que nous nous mêlerions sans nous renouveler : Évitons le mensonge et la brève étincelle D’un désir qui nous luit sans pouvoir nous brûler. La vie a mal gardé ce que nous lui donnâmes, ”
Alfred de Musset,
Contes
(1854)
“ N'aimez-vous plus ? nêtes-vous plus aimée? Mais non ; le mal vient de vous seule, et il ne faut accuser personne. Comment se peut-il qu'avec tant d'esprit vous soyez prise d'une manie si funeste? Est-ce bien vous qui, d'un sentiment vrai, faites une exagération ridicule et le malheur de ceux qui vous entourent? Est-ce vous qui changez l'amour en frénésie, les querelles passagères en scènes à la Kotzebue, les billets doux en lettres à la Werther, et qui parlez de vous empoisonner quand votre amant est un jour sans venir ? Quelle abominable mode est-ce ”
Léon Tolstoï,
Anna Karénine
(1873-1877)
“ L’amour est un mal par lequel il faut avoir passé, comme la scarlatine. ”
Charles Baudelaire,
De l'amour
“ Moi, je dis: la volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent, de naissance, que dans le mal se trouve toute volupté. ”
Philippe Desportes,
Desportes - Premières œuvres
“ Quand je pouvois me plaindre en l’amoureux tourment, Donnant air à la flamme en ma poitrine enclose, Je vivois trop heureux : las ! maintenant je n’ose Alleger ma douleur d’un soupir seulement. C’est me poursuivre, Amour, trop rigoureusement : J’aime, & je suis contraint de feindre une autre chose Au fort de mes travaux je dy que je repose, Et monstre en mes ennuis un vray contentement. Ô dure cruauté de ma passion forte ! Mais je me plains à tort du mal que je supporte Veu qu’un si beau desir fait naistre mes douleurs : Puis j’ay ce reconfort en mon cruel martyre, Que j’escry toute nuict ce que je n’ose dire, ”
Donatien Alphonse François de Sade,
Les crimes de l’amour, Nouvelles héroïques et tragiques
“ À l’égard de la lésion bizarre que vous craignez de faire aux sentimens dus à votre époux, elle est nulle ; un mal qu’on ignore n’affecte jamais ; m’alléguerez-vous l’amour ? mais la satisfaction d’un besoin n’outrage en rien des sentimens moraux, réservez pour votre époux tout ce qui tient à la métaphysique de l’amour, et qu’Urbain jouisse du reste ”
Thomas Corneille,
Poèmes dramatiques de Thomas Corneille
“ Pour s’unir au rebut des hommes et des Dieux ? Non, non, il faut me fuir ; il n’est revers ni peine Qu’en tous lieux avec moi ma disgrâce ne traîne, Et me vouloir aimer, seroit sans aucun fruit Livrer sa destinée au malheur qui me suit. Aussi mon cœur n’est pas un bien où l’on aspire, Et si me regardant quelquefois on soupire, La pitié que mes maux s’attirent chaque jour, Laisse dans ces soupirs peu de part à l’amour. Prusias Et ce sont ces malheurs qui vous rendent à craindre. ”
Friedrich Nietzsche,
Par delà le bien et le mal
(1886)
“ Ce qui, chez la femme, inspire le respect et souvent la crainte, c’est sa nature, qui est « plus naturelle » que celle de l’homme, sa souplesse et sa ruse de fauve, sa griffe de tigresse sous le gant, sa naïveté dans l’égoïsme, la sauvagerie indomptable de son instinct, l’immensité insaisissable et mobile de ses passions et de ses vertus... Ce qui, malgré la crainte qu’on éprouve, excite la pitié pour cette chatte dangereuse et belle — « la femme » — c’est qu’elle paraît être plus apte à souffrir, plus fragile, plus assoiffée d’amour, et condamnée à la désillusion plus qu’aucun autre animal. ”
“ C’est comme l’impression d’une vérité, d’abord méconnue, qui se dévoile tout à coup, évidente comme la clarté du jour. Ou je serai votre femme ou je ne me marierai jamais. J’ai un chagrin, c’est d’avoir pu croire que j’en aimais un autre, et d’avoir donné à un autre des effusions qui n’appartiennent qu’à vous. Quand je me rappelle cette illusion, et la ferveur de mon âme, ou plutôt les efforts qu’elle faisait pour être fervente. On m’aimait, on le disait du moins, J’avais consenti, je voulais aimer ; j’y mettais toute ma conscience par culte pour l’amour même. ”
Henri Pajon, Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques
“ Elle en eut un chagrin d’autant plus grand, que personne n’osoit l’épouser, ni même devenir son amant, de crainte d’éprouver un sort semblable à celui de ces malheureux qui avoient été tués pour l’amour d’elle. ”
Gérard de Nerval,
Revue des Deux Mondes
“ Une invisible souffrance fait palpiter tes lèvres, une larme cachée ternit l’éclat de tes yeux, une plaie secrète ronge ton sein orgueilleux ; ma chère bien-aimée, nous devons être misérables tous les deux ! XIX. Tu as donc entièrement oublié que bien long-temps j’ai possédé ton cœur, ton petit cœur, si doux, si faux et si mignon, que rien au monde ne peut être plus mignon et plus faux ? Tu as donc oublié l’amour et le chagrin qui me serraient à la fois le cœur ?... Je ne sais pas si l’amour était plus grand que le chagrin, je sais qu’ils étaient suffisamment grands tous les deux. ”
Sophie Cottin,
Claire d’Albe
(1798)
“ J’ai dit que j’étais malade, je le suis en effet ; ma main tremble en t’écrivant, et je ne puis calmer l’agitation de mes esprits. Qu’est-ce donc que ce terrible sentiment d’amour, si sa vue, si la pitié qu’il inspire, jettent dans l’état où je suis ? ”
Ernest Daudet,
La Carmélite, par Ernest Daudet
(1883)
“ Dans une vision rapide, elle embrassa d'un seul coup la déception de son mari, sa colère, les suites de son ressentiment; une angoisse cruelle lui fit au cœur une morsure; elle eut peur, peur de détruire en un instant le bonheur de l'avenir, peur de ne connaître jamais l'amour, peur surtout de perdre l'amant. ”
“ Se taire est-ce vivre, ô mon coeur fidèle? Et pour être heureux est-ce le moyen? Si d'Elle tu n'as nulle joie, eh bien, Ta souffrance te viendra d'Elle! Va te prosterner! Va La supplier! Tâche de savoir ! Il faut qu'Elle prenne Pitié de ton mal et berce ta peine Ou te repousse avec Son Pied. Il faut dans le ciel que ton coeur s'élance Ou que dans l'Enfer il sombre. Il le faut. Eh! que fait l'amour au fond d'un caveau, Dans un trou d'ombre et de silence ! La joie et la mort seules ont du prix. Accepte Sa loi, puisqu'Elle est maîtresse. ”
Marie-Laure, Les églantines (1843)
“ Que vous sert de farder voire front de tristesse, Pour feindre, âmes côtés, une sombre tendresse? Ami, vous n'aimez point, et n'avez pas souffert ! Vous demandez pourquoi l'amour par vous offert Est par moi rejeté? C'est que mon âme ardente, Crédule bien longtemps, mais aujourd'hui prudente, Ne se trompant jamais, n'a qu'un dédain moqueur - Pour celui qui, feignant la souffrance, offre un cœur Qu'il sent froid et muet; impassible et le même Près de moi, s'il me crie et qu'il souffre et qu'il aime, Je vous dirai s'il ment, jurât-il tout le jour, Car la douleur m'apprit à connaître l'amour! ”
“ Heureusement pour elle et pour les siens Dosithée résista au choc de sa première douleur... la douleur de l’amour ! Et qui l’eût dit que cet amour, qu’elle ne sentait pas vivre en elle, qu’elle ignorait tout à fait, se révélerait si soudainement et si violemment ? Mais l’amour, comme la haine, souvent semble surgir d’une manière spontanée. Il est, comme la haine, une passion : il éclate, il détonne comme une poudre vive et fulminante. Le choc se produit assez souvent sans cause apparente, et souvent aussi tout éclate sans qu’il y ait eu compression. ”
Joseph Méry,
Ursule : roman inédit (2e édition…
(1864)
“ Et si ce crime apportait avec lui quelques douceurs à la femme coupable ; mais Dieu te préserve des remords, des souffrances, des tortures qui suivent une chute ! Crois-tu trouver dans un amant l'amour dont tu as besoin? Tu trouveras un second mari qui te fera regretter le premier. Tu trouveras un étourdi, un fat, un indiscret, un oisif, un menteur, qui traversera un instant ta vie, pour te laisser au cœur une amertume incurable. ”
O. V. de L. Milosz,
L'Amoureuse Initiation
(1910)
“ Et je fus aimé, — eh oui, par une étrange bizarrerie du sort, — je fus aimé du meilleur et du pire amour. Être, ou même seulement se croire sincèrement aimé d’une femme déchue, goton des champs, fille des rues ou intruse des palais, — c’est peut-être encore ce qu’il existe de plus curieux, de plus riche en joie et en douleur, de plus empoisonné de compassion dans cette gueuse de vie. ”
Ovide,
Ovide - Œuvres complètes
“ Quel amant, ô forêts, essuya jamais de plus cruelles rigueurs ? Vous le savez, vous qui souvent avez prêté à l’amour vos mystérieuses retraites. Vous souvient-il, vous dont la vie a traversé tant de siècles, d’avoir vu, dans cette longue suite de temps, un amant dépérir dans une aussi triste langueur ? Une beauté me charme, je la vois, et je ne puis la trouver : tant est grande l’erreur qui se joue de mon amour ! Pour comble de douleur, il n’y a entre nous ni vastes mers, ni longues distances, ni montagnes, ni murailles fermées de portes ! ”
Charles de Beys, Céline ou les frères rivaux tragi-comédie
“ On tirait ses plaisirs du repos de son âme :On ne connaissait point la haine et le mépris,Mais l'amour mutuel enflammait les esprits ;Les pleurs et les soupirs n'étaient point en usage, Quand on avait dépeint l'amour sur son visage,L'aimé tout à l'instant se sentait enflammer,Et pour se faire aimer, il ne fallait qu'aimer.Qu'aujourd'hui ce démon tient un cruel Empire !Et qu'inutilement tous les jours je soupire ! Que j'ai fait de desseins, que j'ai versé de pleurs ! ”
