Robert de Bonnières

Élements biographiques

Robert de Bonnières,  Revue des Deux Mondes

“ VIII Si lord Hyland avait arraché sa fiancée à William, du moins n’était-ce pas au profit d’un autre. À différentes reprises, il m’avait dit qu’il ne comptait pas marier sa fille, qu’elle était ainsi plus libre, plus heureuse, qu’elle n’y pensait pas, ou, du moins, qu’elle n’y pensait plus. Ses idées sur le célibat s’étendaient aux femmes et, comme l’Apôtre, il considérait qu’il était de plus grande perfection de ne se point marier. Nos sœurs et nos missionnaires lui paraissaient d’excellens modèles que de lui-même Samuel avait suivis avec avantage et auxquels lady Lucy devait s’appliquer. ”
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Robert de Bonnières,  Contes des fées

“ Ni de fichu d'argent aussi soyeux.
La Fée était belle en beauté parfaite,
Rare, en effet, et mignonne à ravir,
Tant, qu'à jamais, pour l'aimer et servir,
Je n'en voudrais pour moi qu'une ainsi faite!
—«Mon bon Jeannot, aime-moi seulement,»
Reprit la Fée; «il n'est point de tendresses
Et de baisers et de bonnes caresses,
Que je ne fasse à mon fidèle amant.
Aime-moi bien, puisque je suis jolie,
Aime-moi bien aussi, pour ma bonté.
Je suis liée à cet arbre enchanté:
Romps, en m'aimant, le charme qui me lie.»
”
Source : Gutenberg

Robert de Bonnières,  Revue des Deux Mondes

“ Ainsi que la naissance de ces deux chers enfans en qui je me sens une joie mystérieuse à revivre, j’envisage ma mort comme un de ces merveilleux ouvrages auxquels se plaît la nature. Tout en ignorant le but et les fins qu’elle-même se propose, j’ai le sentiment que le sort qui nous est réservé n’est point pour inquiéter celui qui s’y résigne. Des millions et des millions d’hommes sont morts avant moi, dont nous ne savons rien que ce que les vivans nous en disent, et la ferme confiance que j’ai de leur éternel repos, autant qu’elle me soulage pour eux, me rassure pour moi. ”
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