Résumé

Alfred Leroux La colonie germanique de Bordeaux… (1918)

S'il y a, par suite de tous ces faits, régression dans la marche de la civilisation européenne et dans le développement de ses tendances pacifiques, ce n'est point certes la faute de la France, — et ce n'est point davantage la faute des Bordelais si, au souvenir des ruines, des deuils, des souffrances, des angoisses de toute sorte que l'Allemagne a fait peser sur la France, pendant plus de quatre ans, ils sont amenés à atténuer désormais les sentiments de généreuse hospitalité qu'ils ont montrés, pendant deux siècles, aux immigrés allemands.
Source : Gallica

Alfred Leroux La colonie germanique de Bordeaux… (1918)

La conscience publique des Deux-Mondes a été bouleversée devant la claire vision de ce fait que les Germains du XXe siècle, des bords de la Baltique aux rives du Danube, ressemblaient encore, en tant de points, à leurs ancêtres les Barbares du Ve siècle, comme pour donner un démenti aux historiens qui croient à la continuité du progrès moral chez les peuples.
Le bénéficiaire du pangermanisme ce ne pouvait être que la race allemande dans sa totalité, sous quelque latitude qu'elle vive, comme représentant seule là « culture » en ce monde, la grande, la seule digne de ce nom.
Source : Gallica

Alfred Leroux La colonie germanique de Bordeaux… (1918)

Entraînées par la pesanteur de leurs instincts, les jeunes générations suivirent cette voie plus passionnément que leurs aînées. C'est ensuite un nationalisme complexe très exclusif à notre égard, un patriotisme mystique très chaud, à l'unisson de celui qui vibrait au delà de la frontière et qui se transforma en un chauvinisme aveugle et insolent quand l'avènement du chancelier Bülow et de l'amiral Tirpitz aux affaires eut inauguré en fait la politique mondiale par laquelle, sous couleur de pangermanisme, la Prusse allait conduire l'Allemagne à tant de puissance et de prospérité...
Source : Gallica

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