Alcide Pierre Grandguillot

Alcide Pierre Grandguillot

Résumé

Portrait de Alcide Pierre Grandguillot Alcide Pierre Grandguillot,  Dialogues des vivants (1867)

“ M. SAINTE-BEUVE.
Oui, à Salente.
M. RENAN.
Et vous êtes de Salente ?
M. SAINTE-BEUVE.
A ce point de vue, rien qu'à ce point de vue, par exemple !
M. RENAN.
Je le crois.
M. SAINTE-BEUVE.
J'ai ma religion, ma foi, mon culte, moi aussi. Ai-je jamais songé à accuser ceux qui ne les partageaient pas? Ils m'ont crié, hier, au Sénat, que je resterais seul avec ma doctrine !
M. RENAN.
La belle réplique et la belle raison pour un homme dont la doctrine, en pareille matière, consiste toute à n'en pas avoir !
”
Source : Gallica

Portrait de Alcide Pierre Grandguillot Alcide Pierre Grandguillot,  Dialogues des vivants (1867)

“ Pardon, Galilée. C'est moi qui vous vaut ce reproche ; mais il m'avait semblé que le remède à la violence qui assassina le règne de Henri IV et le remède à l'ennui qui asphyxia le règne de Louis-Philippe, dans votre livre, ne s'indiquaient pas d'eux-mêmes.
GALILÉE.
Monsieur le sénateur, le baron Larrey répondant un jour à Napoléon Ier, qui s'inquiétait de l'encombrement des hôpitaux militaires, disait respectueusement : « Je peux bien répéter à vos conscrits : Vous êtes malades parce que vous vous ennuyez, désennuyez-vous, imbécilles ; mais je ne peux pas me désennuyer à leur place ! »
”
Source : Gallica

Portrait de Alcide Pierre Grandguillot Alcide Pierre Grandguillot,  Dialogues des vivants (1867)

“ Ainsi, selon l'historien de Jules César, la plus grande gloire du Sénat romain est d'avoir eu, pendant une période de trente et un ans, de 552 à 583, le courage de résister à la fois aux défaillances des uns et aux entraînements des autres, la bonne fortune de maintenir la république à ce point si difficile de prospérité et de force qui commande le respect et n'inspire point la crainte, et le pressentiment, hélas ! que si Rome faisait encore un pas en avant, elle ne s'arrêterait plus et cesserait d'être Rome, soit qu'elle absorbât le monde barbare, soit qu'elle fût absorbée par lui. ”
Source : Gallica

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