Pierre Jules Billot

Résumé

Pierre Jules Billot Notes de guerre du capitaine Billot… (1913)

L'eau-de-vie coule sur les trottoirs, les hommes se promènent avec des pains de sucre sur les bras, où des sacs de café. Des artilleurs et des forgerons passent avec des calibres de mitrailleuses, pour aller les détruire au feu de forge ; les armes de toutes sortes sont brisées, et jetées dans les ruisseaux, le long des trottoirs. Sur un autre point de la ville, des lards de l'administration sont livrés au pillage ; civils et militaires y prennent part ; en deux mots, pillage et gaspillage partout ; et deux jours après, on pleure les vivres qu'on n'a pas, et qu'on voudrait avoir.
Source : Gallica

Pierre Jules Billot Notes de guerre du capitaine Billot… (1913)

Tous les villages en avant de nous sont en feu ; à gauche de nos positions, on voit descendre des troupes d'infanterie : une ligne de tirailleurs opère bravement et tranquillement au milieu de cette grêle de balles. Notre division de cavalerie vient occuper le terrain situé un peu en arrière de notre position ; une batterie d'artillerie de douze se place à notre droite, et une batterie de mitrailleuses se place à notre gauche : leurs feux produisent des effets terribles, mais l'ennemi, bien plus nombreux, répond vigoureusement.
Source : Gallica

Pierre Jules Billot Notes de guerre du capitaine Billot… (1913)

Notre campement établi, nous avisons une auberge où nous espérons trouver des vivres ; en y arrivant, nous la trouvons envahie par des officiers d'artillerie, qui avaient déjà fait main basse sur tout ce qui s'y trouvait.
Nous revenons au campement, et on repose un instant sur une couverte de cheval étendue sur l'herbe ; le jour commence à paraître peu après. Nous apercevons un moulin, situé non loin de notre campement; la meunière veut bien nous faire à déjeuner, on fait un repas copieux : une soupe au lait, une carpe, et un poulet.
Source : Gallica

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