Pierre Jules Billot, Notes de guerre du capitaine Billot… (1913)
“ L'eau-de-vie coule sur les trottoirs, les hommes se promènent avec des pains de sucre sur les bras, où des sacs de café. Des artilleurs et des forgerons passent avec des calibres de mitrailleuses, pour aller les détruire au feu de forge ; les armes de toutes sortes sont brisées, et jetées dans les ruisseaux, le long des trottoirs. Sur un autre point de la ville, des lards de l'administration sont livrés au pillage ; civils et militaires y prennent part ; en deux mots, pillage et gaspillage partout ; et deux jours après, on pleure les vivres qu'on n'a pas, et qu'on voudrait avoir. ”
