Résumé

T. Bonie Campagne de 1870. La cavalerie française… (1871)

La cavalerie prussienne a pour s'éclairer un système qui laisse bien loin en arrière notre service en campagne. Elle applique la marche à grandes distances avec une sûreté et une rapidité telles, qu'on doit sans hésiter lui rapporter la gloire d'avoir fait réussir le plan général des opérations. Elle fouille les villages, les bois, les sentiers, enfin tout le pays, de telle sorte que les troupes en arrière sont toujours en contact avec l'ennemi, peuvent préparer leurs mouvements et agir sans incertitude.
Source : Gallica

T. Bonie Campagne de 1870. La cavalerie française… (1871)

Nous commencions à nous reformer, lorsqu'on entend tout à coup sonner le refrain des régiments. Sans avoir pu nous reposer des fatigues extrêmes de la veille, nous remontons à cheval et nous gravissons au sortir de Saverne la route qui franchit les Vosges. L'ordre est de battre en retraite sur Sarrebourg en passant par Phalsbourg, et nous marchons un peu préoccupés de la manière dont nous allons vivre, puisque la cavalerie ennemie nous a tout enlevé pendant les batailles de Wissembourg et de Frœschwiller : elle a pris même nos voitures et
nos chevaux de main.
Source : Gallica

T. Bonie Campagne de 1870. La cavalerie française… (1871)

A l'armée de Metz, comme à l'armée partie de Strasbourg, nous retrouvons les mêmes traits distinctifs.
Bravoure héroïque, mais résumant en elle toute notre science. On se garde si mal que des grand'gardes de cavalerie sont placées en arrière de celles de l'infanterie ; on ne s'éclaire pas mieux. Au lieu de ce contact continuel et sans intermittence obtenu par l'ennemi, soit par des cavaliers isolés, soit par des petits groupes s'avançant avec précaution et en se défilant, nous envoyons des reconnaissances d'un ou deux escadrons, et môme d'un régiment marchant en vue de tous.
Source : Gallica

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