Dragon (infanterie)

Définition et enjeux

Jacques Milleret,  La France depuis 1830, aperçus sur sa situation politique… (1838)

“ L'arme des dragons, telle qu'elle est conçue en France, est en quelque sorte de l'infanterie à cheval ; car le dragon est armé d'un fusil de fantassin et doit savoir manoeuvrer à pied comme à cheval. Or, dans combien de circonstances, de pareils corps conduits habilement ne rendraient-ils pas des services immenses et souvent décisifs, soit en tournant rapidement l'ennemi, soit en allant occuper des passages, des défilés, etc., etc. ”
Source : Gallica

Journal d'un dragon d'Egypte (14e dragons… (1899)

“ Après avoir accompli une partie de sa mission le chef de brigade Cavalier remontait vers le nord ; il avait eu les plus grandes difficultés à ramasser quelques ardeps de blé ou de fèves car les habitants étaient devenus fort arrogants et ne cédaient qu'à la violence.
La cavalerie qui manquait d'eau était très affaiblie, les hommes harassés de fatigue. Le 17, au matin, l'avant-garde se trouva en présence de dragons anglais qui ouvrirent aussitôt le feu et formèrent une ligne de tirailleurs que les dragons du commandant Leclerc refoulèrent promptement sur leur infanterie.
”
Source : Gallica

Jacques Fricasse,  Journal de marche d'un volontaire de 1792

“ Les dragons font en France un service tout autre que dans les armées des autres souverains. On les place sur les ailes, dans des postes avancés, au passage des rivières, aux défilés ou aux têtes de pont. Mais leur véritable place, un jour de bataille, est au corps de réserve, à cause de la vitesse avec laquelle on peut les faire mouvoir et de la vivacité avec laquelle ils chargent l'ennemi. On les emploie encore diversement dans les sièges et dans une infinité de cas où on les fait suppléer à l'infanterie aussi bien qu'à la cavalerie. ”
Source : Gutenberg

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