Résumé

Alif Lettres de Lannemezan, par Alif… (1868)

Dès sept heures et demie, toutes les troupes en grande tenue étaient rangées en face de l'autel, près duquel se tenait le général en chef avec son état-major. L'infanterie formait une première ligne; derrière était l'artillerie et enfin sur trois lignes parallèles venaient les hussards, les chasseurs et les lanciers en bataille par régiment. Tous ces brillants uniformes aux couleurs différentes, qui se détachaient vivement sur le fond vert de la plaine, ces armes qui resplendissaient sous les rayons d'un beau soleil offraient aux nombreux spectateurs un coup d'oeil grandiose.
Source : Gallica

Alif Lettres de Lannemezan, par Alif… (1868)

Chaque tente est habitée par huit hommes de troupe, ou par un ou deux officiers au plus. Elles sont assez larges pour avoir une aération suffisante pendant la nuit et contenir les effets qui constituent le faible bagage de chacun.
En arrivant par la route d'Auch à Arreau, à deux cents mètres plus loin que l'endroit appelé la Demi-Lune, l'oeil embrasse une immense plaine verdoyante, bordée de tous côtés par de grands chênes au feuillage sombre à travers lesquels on voit poindre la flèche aiguë du clocher de Pinas, et les toits en mansarde couverts d'ardoises de quelques riches métairies.
Source : Gallica

Alif Lettres de Lannemezan, par Alif… (1868)

Messieurs les ecclésiastiques fournissent également une large part dans le contingent des visiteurs; j'en ai remarqué un notamment, vêtu avec une simplicité frisant la pauvreté des premiers apôtres, et portant une longue barbe inculte, qui suit avec assiduité toutes nos grandes manoeuvres; quand le canon gronde avec fureur, que les chassepots des bataillons faisant des feux continus roulent comme un tonnerre incessant, quand la cavalerie passe échevelée et rapide à travers la plaine, l'oeil atone du brave curé s'illumine de fauves lueurs, sa main droite se crispe sur son bâton noueux
Source : Gallica

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