Achille Fillias

Résumé

Achille Fillias Campagne du Maroc. Tanger, Isly… (1881)

Dans ce moment, des masses énormes de cavalerie sortirent des deux côtés de derrière les collines, et assaillirent à la fois mes deux flancs et ma queue. J'eus besoin de toute la solidité de mon infanterie ; pas un homme ne se montra faible.
Nos tirailleurs, qui n'étaient qu'à cinquante pas des carrés, attendirent de pied ferme ces multitudes, sans faire un pas en arrière ; ils avaient ordre de se coucher par terre si la charge arrivait jusqu'à eux, afin de ne pas gêner le feu des carrés. Sur la ligne des angles morts des bataillons, l'artillerie vomissait la mitraille.
Source : Gallica

Achille Fillias Campagne du Maroc. Tanger, Isly… (1881)

Dans cette dépêche, datée du camp de l'Oued-Derfou, où la colonne du général Bedeau était arrivée la veille, Bugeaud indiquait, point par point, le plan qu'il avait adopté : « Mon armée, écrivait-il en forme de conclusion., est pleine de confiance et d'ardeur ; elle compte sur la victoire, tout comme son général. Si nous l'obtenons, ce sera un nouvel exemple que le succès n'est pas toujours du côté des gros bataillons, et l'on ne sera plus autorisé à dire que la guerre n'est qu'un jeu de hasard. »
Source : Gallica

Achille Fillias Campagne du Maroc. Tanger, Isly… (1881)

Au signal donné, la cavalerie s'ébranle : le premier échelon commandé par le colonel Jusuf et composé de deux escadrons de spahis, de deux escadrons de chasseurs et du goum des douairs, se dirige d'abord obliquement à droite, puis faisant brusquement tête de colonne à droite, tombe sur l'ennemi, culbutant tout ce qu'il rencontre sur son passage. Les deux autres échelons suivent de près : en un clin d'œil la plaine est balayée, et l'armée de Guennaoui cherche son salut
dans la fuite, laissant sur place plus de trois cents cadavres.
Source : Gallica

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