Alphonse Minard

Résumé

Alphonse Minard Épisodes de la guerre d'Afrique… (1882)

Mais tout cela est dans les cartons de M. de Lamoricière, et je ne sais à qui cela profitera.
Le général Cavaignac est furieux d'un tel procédé ; et je crois qu'à l'avenir il enverra directement ses rapports au maréchal. En France, c'est cependant l'homine du siècle; en Afrique, c'est l'homme sans foi ni loi ; mais tout cela aura un terme.
La presse, qui est la vie des uns, la mort des autres, est, par le fait, le tyran le plus acharné que nous ayons. Continuellement elle nous attaque dans ce que nous avons de cher, et il nous est défendu de desserrer les dents.
Source : Gallica

Alphonse Minard Épisodes de la guerre d'Afrique… (1882)

L'armée seule était dans l'attente, et sa crainte était que le fils de l'empereur (du Maroc) levât son camp sans daigner nous attendre. Mais le malheureux, trop confiant en ses forces numériques, était loin de penser que lui, riche le matin, si aisément logé sous une tente qui n'était autre chose qu'un véritable palais avec tout son luxe oriental, fût condamné, le même jour, à errer avec quelquesuns des siens, pour atteindre les bords d'un désert où les sables lui servirent de couche moelleuse, et la voûte céleste d'abri contre les fraîcheurs de la nuit.
Source : Gallica

Alphonse Minard Épisodes de la guerre d'Afrique… (1882)

Je ne sais si le général Cavaignac se laissera aussi séduire par les flatteries et les belles manières. Nous le jugerons en temps et lieu. Mais, laissons cette mauvaise humeur, qui ne doit durer qu'un instant.
Nous sommes à Tlemcen depuis huit jours, et les bals masqués et un théâtre improvisé par nos hommes jouent un rôle échevelé. Lorsque nous sommes à Tlemcen, la ville est plus vivanté que lorsqu'il y a cinq ou six bataillons.
Source : Gallica

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