Résumé

Léon Silbermann Journal de marche d'un soldat colonial en Chine… (1908)

Depuis que je connais le Chinois, je n'ai jamais cru à sa parole : je sais qu'il tient la ruse, le mensonge en grand honneur ; mais ce caractère général n'empêche pas le commandant d'accomplir dans la région une œuvre salutaire et d'humanité, en protégeant les habitants contre le pillage des soldats d'autres nations et en les défendant contre les Boxers que les Chinois d'ici craignent plus que les étrangers, en faisant afficher des proclamations de paix dans tous les villages, en
s'efforçant par tous les moyens d'attirer à nous la population au lieu de la terrifier.
Source : Gallica

Léon Silbermann Journal de marche d'un soldat colonial en Chine… (1908)

Je n'ai pas encore vu manœuvrer les Américains.
Leurs cavaliers ont une allure fière, les chevaux et les harnachements sont très bien entretenus ; mais on a généralement une mauvaise idée de leur infanterie : les fantassins ne sont que des mercenaires servant pour l'argent et n'ayant aucun amour-propre du soldat. Ils désertent dès que la bonne nourriture et le bien-être leur font défaut.
Le soldat anglais a une attitude et une allure mécaniques, je le trouve ridicule. Il est aussi très égoïste ; on le voit rarement parler avec les soldats des autres nations.
Source : Gallica

Léon Silbermann Journal de marche d'un soldat colonial en Chine… (1908)

Ceux qui ne sont pas nobles n'ont pas d'ornement sur leurs toits.
La mode en Chine est toujours la même ; toutefois, les femmes changent parfois la façon de porter le chignon et c'est toujours la cour impériale qui donne le signal, de même que pour les fleurs artificielles dont les femmes font une grande consommation dans les cheveux.
Le Chinois est très poli ; jamais il ne tutoiera un homme plus âgé que lui, fût-il son domestique. Quand un étranger entre dans sa maison, il lui offre du thé comme on donne une chaise en Europe, et se trouve froissé si le visiteur n'en goiite pas.
Source : Gallica

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