Francis Laur,
Siège de Péking : récits authentiques des assiégés…
(1904-1905)
“ Rendez-vous était pris pour célébrer la Fête Nationale à la légation de France. Hélas! quand j'y vais, à huit heures du matin, c'est la douleur au cœur. Il faut se raidir pour ne pas sentir défaillir son courage et sa foi dans la délivrance, devant le spectacle qui s'offre à ma vue. Notre légation n'existe plus, le pétrole, la poudre, les balles, les boulets et les obus n'en ont laissé debout que des murs carbonisés, qui dressent en face de nos barricades leurs silhouettes noircies et trouées et autour desquels sont plantés des drapeaux chinois, comme en pays conquis? ”
