Résumé

Portrait de Francis Laur Francis Laur Siège de Péking : récits authentiques des assiégés… (1904-1905)

Rendez-vous était pris pour célébrer la Fête Nationale à la légation de France. Hélas!
quand j'y vais, à huit heures du matin, c'est la douleur au cœur. Il faut se raidir pour ne pas sentir défaillir son courage et sa foi dans la délivrance, devant le spectacle qui s'offre à ma vue. Notre légation n'existe plus, le pétrole, la poudre, les balles, les boulets et les obus n'en ont laissé debout que des murs carbonisés, qui dressent en face de nos barricades leurs silhouettes noircies et trouées et autour desquels sont plantés des drapeaux chinois, comme en pays conquis?
Source : Gallica

Portrait de Francis Laur Francis Laur Siège de Péking : récits authentiques des assiégés… (1904-1905)

Le soir, une attaque générale furieuse (particulièrement ardente à la légation d'Angleterre) se dessine. Nous sommes sur pied sans pouvoir songer à une minute de repos. Les balles pleuvent sur nos murs et nos toits avec un bruit strident qui casse les oreilles.
Tout à coup, à deux heures du matin, un coup de canon lointain est entendu, puis un second, puis un troisième. Bientôt ce sont des feux de salve qui se succèdent avec l'écho mécanique des mitrailleuses, se rapprochant peu à peu. On distingue l'attaque et la défense, le tir éloigné et celui du voisinage.
Source : Gallica

Portrait de Francis Laur Francis Laur Siège de Péking : récits authentiques des assiégés… (1904-1905)

En même temps, un orage éclate, des éclairs illuminent le ciel, le tonnerre roule des grondements sourds et prolongés; la pluie tombe en abondance : la nature donne un décor d'une horreur féerique au spectacle d'atrocité qui nous étreint l'âme et le cœur. Cette scène terrible se prolonge jusqu'à deux heures du matin, puis les coups de fusil décroissent jusqu'à cinq heures et un silence relatif s'établit peu à peu.
A la légation de France, les Chinois ont voulu pénétrer par une brèche. Ils ont été tués en assez grand nombre. Ils ont également éprouvé des pertes à la légation d'Allemagne.
Source : Gallica

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